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En 1898, les fêtes patronales de Campagne-de-Marsan (Landes) : demandez le programme.

Cette locution nominale désignait la fête religieuse d’une paroisse, en l’honneur du saint protecteur de celle-ci, soit Saint-Pantaléon pour la commune de Campagne-de-Marsan. Par extension, de nos jours, ce terme désigne un ensemble de festivités qui se déroulent autour, et souvent, à la place de cette fête religieuse. Grâce à une vieille affiche plus que centenaire retrouvée en très bon état, revivez les fêtes patronales villageoises de 1898…

L’escoton

Appelées cruchade ou « milhade » dans la Grande Lande, « escaouton » ou « escoton » en Chalosse, « tourade » dans les Pyrénées, cette galette était confectionnée dans toutes les fermes du Sud-Ouest à partir de bouillie de céréales ; du millet à l’origine, puis du maïs ensuite, à compter du XVIIème siècle, alors que la culture du maïs s’étendait, car plus rentable que les autres céréales. Avec le pain, ces galettes, dans leur version sucrée ou leur version salée, constituaient la base de l’alimentation à la campagne.

Foires et consorces à Campagne-de-Marsan (Landes)

Un petit village d’un millier d’âmes, sans compter le cheptel, un bien précieux qu’il fallait assurer.

L’exploitation des enfants dans les Landes à la fin du XIXe siècle.

« Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne qui avaient sept enfants. Ils étaient fort pauvres, et leurs sept enfants les incommodaient beaucoup, parce qu’aucun d’eux ne pouvait gagner sa vie. Il vint une année très fâcheuse, et la famine fut si grande que ces pauvres gens résolurent de se défaire de leurs enfants ».

Pauvreté, illettrisme, famille nombreuse et trop de bouches à nourrir… Les ingrédients de cette version moderne du Petit Poucet, version landaise à la fin du XIXe siècle. C’était hier.

Comment fabriquer son dentifrice et son savon au fin fond des Landes pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Entre le 25 juin 1940 et la fin du mois d’août 1944, les Landes ont vécu à l’heure allemande, de part et d’autre de la ligne de démarcation. Temps de pénurie où l’occupant confisquait, rationnait, réquisitionnait à tour de bras et où les produits de première nécessité venaient à manquer. Dans les petits villages éloignés du marché noir de la ville, il fallait donc faire preuve d’ingéniosité pour s’assurer un minimum d’hygiène corporelle et donc de dignité. Voici quelques recettes rurales d’hygiène des plus naturelles…

1912 : Il était une fois dans le (Sud)-Ouest…

Issus de la campagne et exerçant le plus souvent un double métier entre la ferme et la poste, les préposés aux postes de cette époque ne manquaient pas de courage et de qualités athlétiques, dignes du Far-West américain… Ils ne craignaient ni les kilomètres à pied et à bicyclette sur les chemins de sable, ni les mules en furie !

Les maires de Campagne-de-Marsan (Landes) aux XIXe et XXe siècles

La lecture des Archives départementales des Landes (presse locale et délibérations du Conseil municipal de Campagne) a permis de reconstituer la liste incomplète et une partie de la vie des maires et de quelques conseillers municipaux de la commune. Un billet particulier consacré est à Jean Darroze qui fut maire pendant une quarantaine d’années.

1893 : du danger des courses landaises à Campagne-de-Marsan et ailleurs…

La lecture du Républicain Landais est riche en faits divers qui permettent de reconstituer la vie des villages landais. S’il est un rituel encore très vivace en 2025, c’est bien celui de la course landaise qui n’a rien d’une paisible course traditionnelle au sens où vous l’entendez. Il s’agit pour un « écarteur » d’éviter au dernier moment une « vache » de 400 kg, excitée et lancée sur lui au galop !

Vols « par la roulotte » à Campagne-de-Marsan (Landes).

La lecture du Journal des Landes qui a paru sans interruption de 1800 à 1915, est très riche en faits divers. En voici quelques-uns qui illustrent la difficile cohabitation entre nomades et sédentaires. Un sujet, encore d’actualité.
L’évocation des petits métiers aujourd’hui engloutis par la société de consommation : rempailleur, étameur, vannier, raccommodeur de parapluies… qui ne pouvaient suffire à assurer la subsistance des nomades, d’où le recours à quelques autres sources de revenus moins licites.

1828 - Condamnation collective pour charivari nocturne à Campagne-de-Marsan (Landes).

Le Journal des Landes, 9 mars 1828.

« Par jugement du tribunal de simple Police de Mont-de-Marsan, du six de ce mois, 10 habitants de la commune de Campagne ont été condamnés chacun à 11 Fr. d’amendes et tous solidairement aux dépens, pour avoir participé à un charivari, Fait dans la nuit du premier aux deux février dernier ».

1872 - Le curé de Campagne-de-Marsan (Landes) arnaque ses ouailles lors des obsèques, en leur faisant payer trop de sonneries.

Quand Monsieur le Curé fait payer beaucoup trop de sonneries aux morts lors des obsèques, n’hésite pas à traîner une famille en deuil au tribunal… et finalement perd son procès. Nous pouvons trouver curieux qu'un tribunal ait eu à se prononcer sur le nombre de sonneries légales, mais souvenons-nous qu’à cette époque, ce cérémonial était validé par arrêté préfectoral.

1874 - Deux sacristains se gourment sévèrement dans l’église de Campagne-de-Marsan (Landes).

Le 20 mars 1874, le journal Le Républicain Landais relate un évènement rarissime, cocassissime, mais éminemment sacrilègissime.

Saisissons-nous de cette occasion irrespectueuse pour jouer avec le riche vocabulaire des cloches et des églises. Connaissez-vous toutes les expressions écrites en italique dans ce billet ?

1844 - Une contravention déjantée pour endormissement et jantes trop étroites sur la route royale.

Oyez, oyez, braves gens, la mésaventure survenue au Sieur Barthélémy Lasserre, laboureur-métayer à Campagne-de-Marsan (Landes) au milieu du XIXe siècle. En précurseur - à l'insu de son plein gré - des véhicules autonomes, il fut surpris en plein sommeil par la police du roulage sur la route royale n° 10.

1854 - Le tocsin sonne dans la lande en feu, Campagne-de-Marsan se mobilise.

Grâce aux archives départementales des Landes (délibérations du Conseil municipal de Campagne-de-Marsan), cet incendie de la nature nous éclaire sur les pratiques agropastorales dans les Landes et sur la grande solidarité qui régnait entre les villageois au XIXe siècle.

1854 - Un boulanger filou et irascible.

La lecture des procès-verbaux dressés par le maire de Campagne-de-Marsan, au XIXe siècle, met en relief certains personnages. Il en est ainsi du Sieur Bertrand Darricau, boulanger de son état, qui n’hésitait pas à rouler ses clients dans la farine et à leur mettre des pains de temps à autres.

1844 - Plainte du Sieur Puyo pour cocufiage au long cours par le fils de la bonne du curé.

Une histoire banale qui peut prêter à vaudeville (terme bien choisi qui signifie « voix de ville ») : l’infortuné mari se plaint à la bonne du curé, au curé, puis au maire… Mais une histoire qui en dit long sur la loi injuste envers les femmes, en ce milieu du XIXe siècle.

1855 - Du pain et des jeux, certes, mais on ne joue pas avec le pain !

Le maire du petit village de Campagne-de-Marsan a dû rappeler à l’ordre les boulangers qui avaient pris certaines libertés avec la qualité et le poids de leur pain. L'occasion de découvrir l'alimentation de mes ancêtres paysans, le méteil et la méture. Il n'y avait pas de pain blanc tous les jours !

Institutrices, instituteurs et enseignement primaire à Campagne-de-Marsan (Landes) : XIXe siècle et première partie du XXe siècle.

Rares lettrés dans petit village rural, ils (elles) ont souvent cumulé les rôles d’enseignant et secrétaire de mairie. Le plus souvent seul, à la tête d'une troupe de plus de 40 élèves, il fallait être magicien(ne) pour occuper et initier les tout-petits à la lecture, à l'écriture et au calcul, et préparer les plus grands au certificat d'études primaires qui marquait la fin de la scolarité, le plus souvent dans la même salle de classe exiguë ! Jusqu’à la Première Guerre mondiale, cette instruction primaire élémentaire comprenait obligatoirement l’instruction morale et civique, le calcul, la lecture, l’écriture, le système des poids et mesures, un peu de sciences, un peu de géographie et des cours d’histoire avec le regard tourné vers la ligne bleue des Vosges entre 1870 et 1918. Il s’agissait d’inculquer l’amour et le respect de la Patrie.

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En 1898, les fêtes patronales de Campagne-de-Marsan (Landes) : demandez le programme.

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