Les années 1870 à Campagne-de-Marsan (Landes) : une ambiance très Far-West !

Un désert de France paisible et presque oublié de tout le reste du pays ? De paisibles bergers malingres sur leurs échasses qui regardent passer les moutons ? Une morne plaine de marécages et de pins maritimes ? Que nenni ! Les journaux de l’époque rapportent quelques faits divers plus animés, à la sauce de la conquête de l’Ouest américain.

1920 – Campagne-de-Marsan inaugure son monument aux soldats morts

Comme toutes les villes et tous les villages, Campagne-de-Marsan (environ 1 000 habitants) a eu son lot de jeunes gens fauchés par la Guerre de 1914-1918. À la suite de la loi du 25 octobre 1919, « relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la Grande Guerre », les monuments aux morts ont presque tous été érigés entre 1920 et 1925.

1898 : Faits divers dans les Landes d’après Le Républicain landais. Une affaire d’honneur anachronique dans ce coin de France qui vit naître D’Artagnan… trois siècles plus tôt.

Une affaire d’honneur qui se règle gentiment sur le pré, entre un journaliste qui l'avait sûrement insulté ou diffamé et un haut fonctionnaire de la préfecture. Et un besoin irrépressible de la faire connaître au peuple, par voie de presse ; lequel peuple se battait quotidiennement en duel contre la misère… Nous sommes en 1898, et de telles pratiques n’étaient pas si rares à l’époque, émoustillées par les dreyfusards à ma gauche et les antidreyfusards à ma droite.

1898 : Les faits divers dans les Landes d’après Le Républicain landais. Œil pour œil ou quand la justice ferme les yeux.

Une rancune tenace entre deux familles de métayers : « Une haine existant depuis longtemps entre les fermiers du Grand Caloy et ceux du Petit Caloy, haine indépendante des personnes, mais existant à l'état permanent ». Une veuve y laisse un œil. La justice ferme les siens.

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1940, d’après Le Républicain landais : noyades volontaires dans la Midouze, l’Adour et ailleurs…

« On peut penser qu’une partie des noyades volontaires observées à travers le monde se trouvent classées par erreur dans les statistiques d’accidents. Il s’agit d’un des moyens de suicide les plus ambigus à identifier en l’absence d’indices ou de preuves externes. Sachant qu’un tiers des suicidés ne laissent pas de lettres, et que plusieurs dissimulent leur malaise et leur projet, le doute pourra rester à jamais suite à une portion des noyades. Les femmes tentent de se noyer davantage que les hommes, vraisemblablement dans l’espoir d’une certaine « douceur » et dans le but de préserver l’intégrité du corps ». 

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1940, d’après Le Républicain landais : noyades involontaires dans la Midouze, l’Adour et ailleurs…

Il n’était pas encore question des noyades d’estivants imprudents sur les immenses plages des Landes, emportés par les baïnes* pendant les mois d’été, mais de noyades accidentelles dans les deux principales rivières qui traversent les Landes : l’Adour et la Midouze, ainsi que dans des puits, des mares, des fossés… Certaines victimes ont été secourues par de courageux témoins, dont certains se sont jetés à l’eau, oubliant qu’ils ne savent pas nager ! Contrairement à nos jours, aucune noyade dans l’océan Atlantique n’a été rapportée à cette époque. Une époque qui n’était pas aux loisirs, mais au travail. 

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1940, d’après Le Républicain landais : les avortements.

Universellement pratiqué, l’avortement repose sur diverses techniques (herbes et potions abortives, utilisation d'objets tranchants, curetage, application d'une forte pression abdominale). Dans le monde, les droits reproductifs pour les femmes tendent à favoriser le droit à l'avortement (libéralisation dans une cinquantaine de 50 pays entre les années 1990 et 2020), en s'appuyant sur des études montrant que l'avortement à risque est responsable d'un décès maternel sur huit dans le monde (2011). Ce risque persiste dans les pays pauvres ou hautement religieux et conservateurs, dans lesquels l'avortement est souvent illégal. Toutefois, des pays riches sont récemment revenus sur le droit à l’avortement, comme les États-Unis (2022).

Avant la dépénalisation, c’était la mère qui subissait, souvent seule, les conséquences médicales et légales de l’avortement.
 
Dans ses pages, Le Républicain landais relate quelques comptes rendus d’audience de la cour d’assises des Landes (1870-1940) que nous reproduisons ici, afin de restituer les contextes dans lesquels sont survenus ces drames.

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1940, d'après Le Républicain landais : infanticides.

Transgression ultime, fruit de la misère sociale et mentale, l’infanticide est par définition l'acte de tuer un enfant, plus particulièrement un nouveau-né, dans l'usage du terme. Le plus souvent, c’est sa mère qui est l’auteure de l’infanticide, dans un contexte de solitude et de souffrances psychologiques profondes : violence conjugale, viol, inceste, veuvage, dépression post-partum, adolescence, ruralité profonde... Vis-à-vis de la loi, c’est donc la mère qui en subit, souvent seule, les conséquences.
Dans ses pages, Le Républicain landais relate quelques comptes rendus d’audience de la cour d’assises des Landes que nous reproduisons ici, afin de restituer les contextes dans lesquels sont survenus ces drames.

Le tremblement de terre du 26 novembre 1873 dans le Sud-Ouest.

Le Républicain landais rapporte que, dans la nuit du 25 au 26 novembre 1873, vers quatre heures et demie du matin, « Une forte secousse de tremblement de terre a été ressentie dans le département des Landes ». « À Mont-de-Marsan, plusieurs personnes nous assurent que cette secousse a été accompagnée d’un autre phénomène, un nuage lumineux éclairant l’ouest d’une lumière intense ».

1889 - Course landaise et outrage public (à l’insu de son plein gré) à la pudeur.

« À l'heure où la tauromachie sévit en plein et passionne jusqu'aux belles Parisiennes, on ne s'attendait pas à voir un écarteur traduit devant les juges de son pays pour s'être laissé ouvrir par un taureau le... devant de son pantalon ».

Article épinglé

En 1898, les fêtes patronales de Campagne-de-Marsan (Landes) : demandez le programme.

Cette locution nominale désignait la fête religieuse d’une paroisse, en l’honneur du saint protecteur de celle-ci, soit Saint-Pantaléon  pou...

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