1898 : Les faits divers dans les Landes d’après Le Républicain landais. Œil pour œil ou quand la justice ferme les yeux.

Une rancune tenace entre deux familles de métayers : « Une haine existant depuis longtemps entre les fermiers du Grand Caloy et ceux du Petit Caloy, haine indépendante des personnes, mais existant à l'état permanent ». Une veuve y laisse un œil. La justice ferme les siens.

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1940, d’après Le Républicain landais : noyades volontaires dans la Midouze, l’Adour et ailleurs…

« On peut penser qu’une partie des noyades volontaires observées à travers le monde se trouvent classées par erreur dans les statistiques d’accidents. Il s’agit d’un des moyens de suicide les plus ambigus à identifier en l’absence d’indices ou de preuves externes. Sachant qu’un tiers des suicidés ne laissent pas de lettres, et que plusieurs dissimulent leur malaise et leur projet, le doute pourra rester à jamais suite à une portion des noyades. Les femmes tentent de se noyer davantage que les hommes, vraisemblablement dans l’espoir d’une certaine « douceur » et dans le but de préserver l’intégrité du corps ». 

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1940, d’après Le Républicain landais : noyades involontaires dans la Midouze, l’Adour et ailleurs…

Il n’était pas encore question des noyades d’estivants imprudents sur les immenses plages des Landes, emportés par les baïnes* pendant les mois d’été, mais de noyades accidentelles dans les deux principales rivières qui traversent les Landes : l’Adour et la Midouze, ainsi que dans des puits, des mares, des fossés… Certaines victimes ont été secourues par de courageux témoins, dont certains se sont jetés à l’eau, oubliant qu’ils ne savent pas nager ! Contrairement à nos jours, aucune noyade dans l’océan Atlantique n’a été rapportée à cette époque. Une époque qui n’était pas aux loisirs, mais au travail. 

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1940, d’après Le Républicain landais : les avortements.

Universellement pratiqué, l’avortement repose sur diverses techniques (herbes et potions abortives, utilisation d'objets tranchants, curetage, application d'une forte pression abdominale). Dans le monde, les droits reproductifs pour les femmes tendent à favoriser le droit à l'avortement (libéralisation dans une cinquantaine de 50 pays entre les années 1990 et 2020), en s'appuyant sur des études montrant que l'avortement à risque est responsable d'un décès maternel sur huit dans le monde (2011). Ce risque persiste dans les pays pauvres ou hautement religieux et conservateurs, dans lesquels l'avortement est souvent illégal. Toutefois, des pays riches sont récemment revenus sur le droit à l’avortement, comme les États-Unis (2022).

Avant la dépénalisation, c’était la mère qui subissait, souvent seule, les conséquences médicales et légales de l’avortement.
 
Dans ses pages, Le Républicain landais relate quelques comptes rendus d’audience de la cour d’assises des Landes (1870-1940) que nous reproduisons ici, afin de restituer les contextes dans lesquels sont survenus ces drames.

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1940, d'après Le Républicain landais : infanticides.

Transgression ultime, fruit de la misère sociale et mentale, l’infanticide est par définition l'acte de tuer un enfant, plus particulièrement un nouveau-né, dans l'usage du terme. Le plus souvent, c’est sa mère qui est l’auteure de l’infanticide, dans un contexte de solitude et de souffrances psychologiques profondes : violence conjugale, viol, inceste, veuvage, dépression post-partum, adolescence, ruralité profonde... Vis-à-vis de la loi, c’est donc la mère qui en subit, souvent seule, les conséquences.
Dans ses pages, Le Républicain landais relate quelques comptes rendus d’audience de la cour d’assises des Landes que nous reproduisons ici, afin de restituer les contextes dans lesquels sont survenus ces drames.

Le tremblement de terre du 26 novembre 1873 dans le Sud-Ouest.

Le Républicain landais rapporte que, dans la nuit du 25 au 26 novembre 1873, vers quatre heures et demie du matin, « Une forte secousse de tremblement de terre a été ressentie dans le département des Landes ». « À Mont-de-Marsan, plusieurs personnes nous assurent que cette secousse a été accompagnée d’un autre phénomène, un nuage lumineux éclairant l’ouest d’une lumière intense ».

1889 - Course landaise et outrage public (à l’insu de son plein gré) à la pudeur.

« À l'heure où la tauromachie sévit en plein et passionne jusqu'aux belles Parisiennes, on ne s'attendait pas à voir un écarteur traduit devant les juges de son pays pour s'être laissé ouvrir par un taureau le... devant de son pantalon ».

Quelques destins de bagnards landais.

Il est ici question de quelques Landais condamnés aux travaux forcés dans les bagnes coloniaux de Guyane et de Nouvelle-Calédonie. Transportés ou relégués pour des crimes et des délits de droit commun, leur nombre exact ne nous est pas connu.
Le bagne de Guyane créée officiellement en 1854 a été fermé en 1953. Celui de Nouvelle-Calédonie a été en activité de 1864 à 1924.
La condamnation au bagne était souvent synonyme de mort ou de tentatives d’évasion pour échapper à la mort lente.

Faits divers dans les Landes d’après Le Républicain landais. Quelques abandons de nouveau-nés et de jeunes enfants.

« De nombreuses études nous disent que l’abandon des enfants est un phénomène social, mais aussi une manifestation économique. Social lorsque l’enfant est dit « né du péché » – fille mère ou enfant illégitime – et économique lorsque le prix du blé oblige les familles à l’abandon, ou lorsque des mesures d’ordre matériel, telles en 1883, la baisse des allocations versées aux filles mères, contraignent aussi à l’abandon. Les causes sont les mêmes quelles que soient les époques ». 

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1930, relatés par Le Républicain landais : les suicides par pendaisons.

  
La solitude, le désespoir, la maladie, un bout de corde ou une ceinture, une branche d’arbre ou une poutre dans la grange ou le parc à bestiaux… Une bien triste litanie universelle et intemporelle.

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1923, avec des fusils de chasse, d’après Le Républicain landais.

Le Landais de la campagne est chasseur et prend grand soin de son chien et de son fusil. Traditionnellement, le fusil à un ou deux canons trône fièrement suspendu, bien en vue, au-dessus de la cheminée, à la portée du premier venu. Souvent, il reste chargé, au cas où (le loup), le renard, le sanglier ou les palombes se risqueraient à portée… D’où de nombreux accidents souvent mortels, homicides et autres suicides par fusil, rapportés par le journal Le Républicain Landais, de 1870 à 1923.
 

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1940, relatés par Le Républicain landais : accidents par la foudre.

En France, environ 100 cas de fulguration par an (soit 1,5 cas pour 100 000 habitants) sont dénombrés, avec un taux de mortalité de 10 à 30 % (Santé Publique France), principalement entre les mois de mai et septembre, touchant majoritairement les hommes âgés de 20 à 45 ans en activités de plein air.
« La foudre peut affecter le corps humain de plusieurs façons. D'abord par contact direct, quand l'éclair frappe directement la personne. Ensuite par contact indirect, lorsque la décharge traverse un objet métallique ou le sol. Enfin par effet de souffle, causé par l'onde de choc accompagnant l'éclair ». D'où la diversité des cas mentionnés dans le journal « Le Républicain Landais » que nous reproduisons ici.

En 1898, les fêtes patronales de Campagne-de-Marsan (Landes) : demandez le programme.

Cette locution nominale désignait la fête religieuse d’une paroisse, en l’honneur du saint protecteur de celle-ci, soit Saint-Pantaléon pour la commune de Campagne-de-Marsan. Par extension, de nos jours, ce terme désigne un ensemble de festivités qui se déroulent autour, et souvent, à la place de cette fête religieuse. Grâce à une vieille affiche plus que centenaire retrouvée en très bon état, revivez les fêtes patronales villageoises de 1898…

Le sabotier

À Campagne-de-Marsan (Landes), route du Bourg-de-Haut, au numéro 465, se trouvait l'atelier du sabotier, « l’esclopier » en gascon. Car en gascon, sabot se dit « esclop ».

L’escoton

Appelées cruchade ou « milhade » dans la Grande Lande, « escaouton » ou « escoton » en Chalosse, « tourade » dans les Pyrénées, cette galette était confectionnée dans toutes les fermes du Sud-Ouest à partir de bouillie de céréales ; du millet à l’origine, puis du maïs ensuite, à compter du XVIIème siècle, alors que la culture du maïs s’étendait, car plus rentable que les autres céréales. Avec le pain, ces galettes, dans leur version sucrée ou leur version salée, constituaient la base de l’alimentation à la campagne.

Foires et consorces à Campagne-de-Marsan (Landes)

Un petit village d’un millier d’âmes, sans compter le cheptel, un bien précieux qu’il fallait assurer.

L’exploitation des enfants dans les Landes à la fin du XIXe siècle.

« Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne qui avaient sept enfants. Ils étaient fort pauvres, et leurs sept enfants les incommodaient beaucoup, parce qu’aucun d’eux ne pouvait gagner sa vie. Il vint une année très fâcheuse, et la famine fut si grande que ces pauvres gens résolurent de se défaire de leurs enfants ».

Pauvreté, illettrisme, famille nombreuse et trop de bouches à nourrir… Les ingrédients de cette version moderne du Petit Poucet, version landaise à la fin du XIXe siècle. C’était hier.

Campagne-de-Marsan, l’atelier de résine.

Je suis arrivé à Campagne en 1953. Je résinais déjà les pins depuis l’âge de 13 ans, car j’avais quitté l’école à 12 ans. On ramassait la résine tous les mois, depuis le 15 avril jusqu’à fin septembre. On la mettait dans des barriques en bois que l’on portait sur les « bros » tirés par des mules au dépôt de résine, route d’Aurice, actuellement numéro 375.

Comment fabriquer son dentifrice et son savon au fin fond des Landes pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Entre le 25 juin 1940 et la fin du mois d’août 1944, les Landes ont vécu à l’heure allemande, de part et d’autre de la ligne de démarcation. Temps de pénurie où l’occupant confisquait, rationnait, réquisitionnait à tour de bras et où les produits de première nécessité venaient à manquer. Dans les petits villages éloignés du marché noir de la ville, il fallait donc faire preuve d’ingéniosité pour s’assurer un minimum d’hygiène corporelle et donc de dignité. Voici quelques recettes rurales d’hygiène des plus naturelles…

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En 1898, les fêtes patronales de Campagne-de-Marsan (Landes) : demandez le programme.

Cette locution nominale désignait la fête religieuse d’une paroisse, en l’honneur du saint protecteur de celle-ci, soit Saint-Pantaléon  pou...

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