Quelques destins de bagnards landais.

Il est ici question de quelques Landais condamnés aux travaux forcés dans les bagnes coloniaux de Guyane et de Nouvelle-Calédonie. Transportés ou relégués pour des crimes et des délits de droit commun, leur nombre exact ne nous est pas connu.
Le bagne de Cayenne de Guyane créée officiellement en 1854 a été fermé en 1953. Celui de Nouvelle-Calédonie a été en activité de 1864 à 1924.
La condamnation au bagne était souvent synonyme de mort ou de tentatives d’évasion pour échapper à la mort lente.

Faits divers dans les Landes d’après Le Républicain landais. Quelques abandons de nouveau-nés et de jeunes enfants.

« De nombreuses études nous disent que l’abandon des enfants est un phénomène social, mais aussi une manifestation économique. Social lorsque l’enfant est dit « né du péché » – fille mère ou enfant illégitime – et économique lorsque le prix du blé oblige les familles à l’abandon, ou lorsque des mesures d’ordre matériel, telles en 1883, la baisse des allocations versées aux filles mères, contraignent aussi à l’abandon. Les causes sont les mêmes quelles que soient les époques ». 

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1930, relatés par Le Républicain landais : les suicides par pendaisons.

  
La solitude, le désespoir, la maladie, un bout de corde ou une ceinture, une branche d’arbre ou une poutre dans la grange ou le parc à bestiaux… Une bien triste litanie universelle et intemporelle.

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1923, avec des fusils de chasse, d’après Le Républicain landais.

Le Landais de la campagne est chasseur et prend grand soin de son chien et de son fusil. Traditionnellement, le fusil à un ou deux canons trône fièrement suspendu, bien en vue, au-dessus de la cheminée, à la portée du premier venu. Souvent, il reste chargé, au cas où (le loup), le renard, le sanglier ou les palombes se risqueraient à portée… D’où de nombreux accidents souvent mortels, homicides et autres suicides par fusil, rapportés par le journal Le Républicain Landais, de 1870 à 1923.
 

Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1940, relatés par Le Républicain landais : accidents par la foudre.

En France, environ 100 cas de fulguration par an (soit 1,5 cas pour 100 000 habitants) sont dénombrés, avec un taux de mortalité de 10 à 30 % (Santé Publique France), principalement entre les mois de mai et septembre, touchant majoritairement les hommes âgés de 20 à 45 ans en activités de plein air.
« La foudre peut affecter le corps humain de plusieurs façons. D'abord par contact direct, quand l'éclair frappe directement la personne. Ensuite par contact indirect, lorsque la décharge traverse un objet métallique ou le sol. Enfin par effet de souffle, causé par l'onde de choc accompagnant l'éclair ». D'où la diversité des cas mentionnés dans le journal « Le Républicain Landais » que nous reproduisons ici.

En 1898, les fêtes patronales de Campagne-de-Marsan (Landes) : demandez le programme.

Cette locution nominale désignait la fête religieuse d’une paroisse, en l’honneur du saint protecteur de celle-ci, soit Saint-Pantaléon pour la commune de Campagne-de-Marsan. Par extension, de nos jours, ce terme désigne un ensemble de festivités qui se déroulent autour, et souvent, à la place de cette fête religieuse. Grâce à une vieille affiche plus que centenaire retrouvée en très bon état, revivez les fêtes patronales villageoises de 1898…

Le sabotier

À Campagne-de-Marsan (Landes), route du Bourg-de-Haut, au numéro 465, se trouvait l'atelier du sabotier, « l’esclopier » en gascon. Car en gascon, sabot se dit « esclop ».

L’escoton

Appelées cruchade ou « milhade » dans la Grande Lande, « escaouton » ou « escoton » en Chalosse, « tourade » dans les Pyrénées, cette galette était confectionnée dans toutes les fermes du Sud-Ouest à partir de bouillie de céréales ; du millet à l’origine, puis du maïs ensuite, à compter du XVIIème siècle, alors que la culture du maïs s’étendait, car plus rentable que les autres céréales. Avec le pain, ces galettes, dans leur version sucrée ou leur version salée, constituaient la base de l’alimentation à la campagne.

Foires et consorces à Campagne-de-Marsan (Landes)

Un petit village d’un millier d’âmes, sans compter le cheptel, un bien précieux qu’il fallait assurer.

L’exploitation des enfants dans les Landes à la fin du XIXe siècle.

« Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne qui avaient sept enfants. Ils étaient fort pauvres, et leurs sept enfants les incommodaient beaucoup, parce qu’aucun d’eux ne pouvait gagner sa vie. Il vint une année très fâcheuse, et la famine fut si grande que ces pauvres gens résolurent de se défaire de leurs enfants ».

Pauvreté, illettrisme, famille nombreuse et trop de bouches à nourrir… Les ingrédients de cette version moderne du Petit Poucet, version landaise à la fin du XIXe siècle. C’était hier.

Campagne-de-Marsan, l’atelier de résine.

Je suis arrivé à Campagne en 1953. Je résinais déjà les pins depuis l’âge de 13 ans, car j’avais quitté l’école à 12 ans. On ramassait la résine tous les mois, depuis le 15 avril jusqu’à fin septembre. On la mettait dans des barriques en bois que l’on portait sur les « bros » tirés par des mules au dépôt de résine, route d’Aurice, actuellement numéro 375.

Comment fabriquer son dentifrice et son savon au fin fond des Landes pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Entre le 25 juin 1940 et la fin du mois d’août 1944, les Landes ont vécu à l’heure allemande, de part et d’autre de la ligne de démarcation. Temps de pénurie où l’occupant confisquait, rationnait, réquisitionnait à tour de bras et où les produits de première nécessité venaient à manquer. Dans les petits villages éloignés du marché noir de la ville, il fallait donc faire preuve d’ingéniosité pour s’assurer un minimum d’hygiène corporelle et donc de dignité. Voici quelques recettes rurales d’hygiène des plus naturelles…

La paillère de Campagne-de-Marsan vers les années 1920-1940

Auparavant, dans le bourg de Campagne-de-Marsan, impasse de la Grange, se trouvait, dans une grange, un atelier appelé la paillère appartenant à la famille Tastet qui à l’époque, était propriétaire de la grande bâtisse des numéros 44-46, avenue des Écoles. Mais qu’est-ce qu’une paillère ?

Itinéraire d’un enfant de l’Assistance publique : Martin LALAUDE - Martin PÉ dit Lili (1914-1978)

Chaque année, Élie, dit Lili, et Marguerite son épouse qui habitaient à La Rochelle, nous rendaient visite à Campagne-de-Marsan et nous apportaient des cadeaux. Élie était le parrain d’Éric, mon dernier frère. Un petit homme affable avec lequel notre père plaisantait à n’en plus finir et qu’il présentait comme son frère de lait. Frère de lait, une expression bien mystérieuse pour les enfants que nous étions. Nous avions bien compris, qu’en dépit de son sourire éternel, sa vie avait été difficile et nous ne lui connaissions pas d’enfants. Qui était-il ? Quelle a été sa vie ? Voici le résultat de quelques jours de recherches.

Les tentatives d’évasion du Capitaine Jean Jeantet pendant la Grande Guerre

Une tentative d’évasion ratée d’un camp de prisonniers de la Grande Guerre en Allemagne, en appelle d’autres : escalades de murs d’enceintes, creusement de souterrains… « Hâtez-vous lentement et, sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : polissez-le sans cesse et le repolissez… » Boileau, L’Art poétique (1674).

Campagne-de-Marsan (Landes) : souvenirs d'un mécanicien de la première moitié du XXe siècle

  

Souvenirs manuscrits d'Alphonse Gaüzère (1917-1997) pour des émissions de RADIO-FRANCE-LANDES.

Article épinglé

En 1898, les fêtes patronales de Campagne-de-Marsan (Landes) : demandez le programme.

Cette locution nominale désignait la fête religieuse d’une paroisse, en l’honneur du saint protecteur de celle-ci, soit Saint-Pantaléon  pou...

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