Un petit village d’un millier d’âmes, sans compter le cheptel, un bien précieux qu’il fallait assurer.
Beaucoup de familles possédant du bétail assuraient les animaux pour les soins et la mortalité. Cette assurance, appelée consorce, couvrait les dépenses en médicaments et le vétérinaire. Il existait deux consorces : l’une pour les mules et les vaches, l’autre pour les cochons.
Les syndics - quatre par consorce - estimaient les bêtes. Pour les cochons, les syndics passaient dans les fermes lors de l’achat de l’animal, en mentionnant le prix et le poids (à vue d’œil), ainsi que pour le décès.
Les mules et les vaches étaient conduites à pied au village, place des arènes, lors des deux foires, dont l’une le deuxième jour de mai. Ce jour-là, le village était animé et, dans les bistrots - cinq à l’époque - les langues se déliaient et les affaires se traitaient. On payait le trésorier qui remettait un reçu.
Ensuite, les foires furent supprimées et les syndics passaient dans les maisons.
Campagne, le 20 juin 2007, témoignage de Roger Auzero (1930-2015).
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