Bernard de Junca, seigneur de Campagne-de-Marsan (Landes).

Une trouvaille inopinée aux Archives départementales des Landes (Mont-de-Marsan) en avril 2024 : la mention d’un Bernard de Junca, seigneur de Campagne, dans le Bulletin de la société des sciences et des lettres et des arts de Pau, paru en 1953. Et voici que l’esprit s’échauffe ! Enfin, un pan de l’histoire d'un petit village qui en manque cruellement. Il y aurait donc eu des seigneurs à Campagne-de-Marsan. Qui étaient-ils ? Qu’est devenue cette lignée.

Les moulins de l’Ancien temps à Campagne-de-Marsan.

Selon les cartes de Cassini établies au cours de la deuxième partie du XVIIIe siècle, le village de Campagne-de-Marsan, peuplé de 830 âmes en 1793 réparties sur une superficie de 34 km2, comptait quatre moulins. Au tout début du XIXe siècle, un cinquième moulin s’y est ajouté, dans le nord de la commune. Ces cinq moulins témoignent de l’importance locale de l’agriculture de subsistance. Les céréales et leurs farines représentaient alors environ 80 % de l’apport nutritionnel.

Conscrits de Campagne-de-Marsan (Landes) morts au cours des guerres napoléoniennes.

La Révolution de 1789 et l’Empire ont entraîné 25 ans de guerre, plus de 8 millions de combattants et un million de morts dans toute l’Europe. Des registres des décès de la commune Campagne-de-Marsan (Landes), nous avons exhumé dix décès de conscrits de Napoléon, entre 1804 et 1814. Qui étaient-ils ? De quoi et où sont-ils morts ?

Un soldat polonais meurt à Campagne-de-Marsan en 1811.

« L’an 1811, le 10 du mois de octobre, sont comparus Léon Bernède, laboureur âgé de 36 ans domicilié à Campagne voisin, et Jean Tauziède, tailleur âgé de 40 ans domicilié à Campagne chez qui le dénommé est décédé, lesquels nous ont déclaré que Moskernik Grégoire, âgé de 24 ans, profession de militaire, fils de Jean et de Sophia, Fusilier du dépôt du 1er bataillon du 9ème Régiment d’infanterie polonaise, natif de Stamlacow, du département de Stamlacow, resté en arrière d’un détachement allant en Espagne, est décédé le neuf du mois d’octobre

Dupuy, Maire ». 

Une épicerie de village dans les landes, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.

Le contrat de mariage de la cousine Suzanne Darrigade en 1947, l’inventaire de son épicerie dans un village qui comptait 826 habitants, et nous voici renseignés sur les restrictions du lendemain de la guerre et les habitudes de consommation (obligées) de l’époque. Gardons en mémoire qu’en milieu rural, la quasi-autarcie et le troc étaient la règle. Chaque maison élevait son cochon et ses volailles, cultivait un bout de jardin et un lopin de terre destiné à l’alimentation animale et fabriquait parfois son pain. C’étaient une auto-suffisance obligatoire et une économie informelle pour survivre.

Pour les grands-parents, tuer le cochon, était avant tout une nécessité alimentaire. C’était la garantie de disposer de viande pendant une année, jusqu’à la tuaille suivante.

Un inconnu moribond et vérolé dans une pignada de Campagne-de-Marsan, en décembre 1813.

Au cœur de l’hiver 1813, Monsieur Dupuy, maire du petit village de Campagne-de-Marsan, est saisi d’une bien étrange affaire… Une affaire que nous allons l’aider à résoudre.

Notre pauvre cochon.

En 2013, pour ses 90 ans, Élise, ma mère, reçut un cadeau très original de la part de ses petits-enfants : l’écriture de ses mémoires. Cent cinquante pages qui se terminent par ses recettes de cuisine. Aujourd’hui, elle a choisi de vous raconter la vie et la mort de ses pauvres cochons, de 1930 à 1940.

Quelques remèdes de notre famille landaise au milieu du XXe siècle.

En 2013, pour ses 90 ans, Élise, ma mère, reçut un cadeau très original de la part de ses petits-enfants : l’écriture de ses mémoires. Cent-cinquante pages qui se terminent par ses recettes de cuisine. Mais aujourd’hui, elle a choisi de vous raconter comment, elle et ses parents se soignaient jusqu'au milieu du siècle dernier.
Qu'elle n’a pas été ma surprise de médecin, de constater que les « remèdes » qu’elle citait, sont encore commercialisés en 2024 !

Un contrat de mariage rural, dans les Landes, en 1798.

Décidément, cette malle découverte au fond du grenier révèle bien des surprises ! Au milieu de tous ces papiers, un document rabougri, rédigé il y a plus de deux siècles, qui a eu la chance de défier le temps. Nous pouvons le caresser du bout des doigts, sentir l’odeur des vieux papiers au milieu desquels il demeure enserré. Un contrat de mariage passé entre nos ancêtres à la campagne, à Campagne-de-Marsan (Landes), rédigé en cette toute fin troublée du XVIIIe siècle. Voici ce que trésor insolite et si fragile nous livre sur eux.

Analphabétisme et illettrisme dans les Landes à la fin du XXe siècle.


« Au point de vue de l’instruction primaire, le département des Landes, a été jusqu’à ce jour très arriéré. En 1892, le classement des départements au titre de la fréquentation scolaire, assignait aux Landes, le 87ème rang parmi les 87 départements français. La moyenne des conscrits illettrés était de 23 pour 1 000 en 1891 et 1892, alors que pour la France entière, cette moyenne était inférieure à 7 pour 1 000. Toutefois, un progrès très sensible s’est manifesté depuis cette époque ; les conscrits landais de la classe 1893 n’ont fourni que 17,4 illettrés pour 1000 et, parmi les conscrits de la classe 1894 la moyenne des illettrés s’est abaissée à 11 pour 1000 ».

C’est ce qu’écrivaient, en 1898, Ch. Chopinet et Em. Lévêque en 1898, au sujet des conscrits landais (1).

Article épinglé

1910 - Le pauvre sacristain de Campagne-de-Marsan (Landes) passe à la trappe, au sens propre.

Le journal Le Républicain Landais relate un triste accident, le 18 novembre 1910 : une sorte de chute d’objet céleste a...

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