Faits divers dans les Landes, de 1870 à 1940, d’après Le Républicain landais : noyades involontaires dans la Midouze, l’Adour et ailleurs…

Il n’était pas encore question des noyades d’estivants imprudents sur les immenses plages des Landes, emportés par les baïnes* pendant les mois d’été, mais de noyades accidentelles dans les deux principales rivières qui traversent les Landes : l’Adour et la Midouze, ainsi que dans des puits, des mares, des fossés… Certaines victimes ont été secourues par de courageux témoins, dont certains se jetèrent à l’eau, oubliant qu’ils ne savent pas nager ! Contrairement à nos jours, aucune noyade dans l’océan Atlantique n’a été rapportée à cette époque. L’époque n’était pas aux loisirs, mais au travail. 
 

*Une baïne est un bassin résiduel qui se forme sur le bas d'une plage, dans la zone de déferlement des vagues. À certains moments de la marée, en fonction de la hauteur d'eau et des conditions océaniques, les baïnes engendrent de dangereux courants d'arrachement qui sont la cause de nombreuses noyades chaque année. Le terme gascon « baïne » signifie « petite bassine ».

 

Principaux cours d’eau des Landes et principales zones de noyades (d’après Wikipédia Roland45, 2018).

 

Les faits

 
Juillet 1931
Dimanche après-midi, le jeune Cauna Rémy, 19 ans, ouvrier mécanicien, qui se baignait dans l’Adour avec plusieurs de ses camarades, piqua tout à coup pour ne plus reparaître. Après trois heures d’efforts, le corps de l’infortuné fut ramené sur la berge. Des obsèques émouvantes lui ont été faites, au milieu d’une affluence considérable. Nos bien vives condoléances.
 
23 novembre 1929
Gouts - M. Grimau Pierre, cultivateur, âgé de 46 ans, ayant disparu depuis la Toussaint, son cadavre a été retrouvé le 12 novembre, dans l’Adour. On suppose que M. Grimau, trompé par l’obscurité, est tombé dans le fleuve, en empruntant les berges pour regagner son domicile.
Travailleur estimé de tous, il laisse une femme aveugle et 5 enfants, dont la plupart ne sont pas en âge de se suffire.
 
16 novembre 1929
Montaut - En puisant de l’eau, Mme Marie Dabadie, ménagère chez Mme Marie, propriétaire à Montaut, dimanche 10 novembre à 17 heures, s’est noyée. Son corps a été retrouvé à la fontaine des Sournets, au ras du sol. La malheureuse a dû perdre l’équilibre. La gendarmerie de Saint-Sever a constaté le décès.
 
25 février 1928
Tartas - Un peu en amont du confluent de la Midouze et de l’Adour, vers Bégaar, on a retrouvé le corps de Mme veuve Darricau disparue depuis le 26 janvier. On suppose que la malheureuse est tombée à l’eau en lavant le linge.
 
Peyrehorade. Samedi dernier, les pêcheurs G… et S… se disposaient à lancer leur filet à la pêcherie de Port-de-Lanne, lorsqu’ils aperçurent le corps d’un homme flottant à quelques mètres de l’embarcation.
Ramené sur la rive gauche de l’Adour, on constata l’inutilité de le retirer immédiatement de l’eau, en raison de son état avancé de décomposition.
La gendarmerie de Peyrehorade, immédiatement prévenue, trouvait dans les poches du noyé un mouchoir, un briquet, un couteau, un porte-monnaie contenant la somme de 14 fr., une plaque de contrôle de bicyclette (année 1922) et une plaque d’identité portant l’inscription suivante « Maurice Hauguin, à Pontonx-sur-Adour (Landes) ».
M. le Dr Bernin-Lasserre a examiné le cadavre et constaté qu’il ne portait aucune trace de blessure ou de violence.
On se trouve en présence d’un suicide ou d’un accident.
 
16 mars 1921
Tartas – Noyé. Mercredi, on a trouvé,  sur la rive droite de la Midouze, à environ 1 kilomètre en aval de notre ville, un cadavre paraissant celui d’un homme âgé d’une cinquantaine d’années ayant séjourné plusieurs jours dans l’eau, et en état de putréfaction, dont l’identité n’a pu encore être établie d’une façon exacte. D’après nos renseignements tout porte à croire que le noyé serait originaire de Saint-Martin-d’Oney, une enquête est ouverte par la gendarmerie de Pontonx-sur-Adour.
 
18 avril 1920
Tartas - Lundi, jour de marché, vers deux heures de l’après-midi, MM. Charles Castets et Léopold Dupin aperçurent un corps informe surnageant entre deux eaux.
M. Castets, toujours dévoué pour les actes de sauvetage, eut vite fait d’aller détacher un batelet pour ramener sur la berge, un cadavre.
Transporté à la morgue, on a trouvé dans une poche du noyé un minuscule portefeuille contenant cinq billets de 100 francs et 10 francs en menue monnaie.
 
10 août 1916
Saint-Sever - Tragique baignade.
M. Joseph Lafargue, industriel et entrepreneur de camionnage à Saint-Sever, s’est noyé accidentellement, vendredi soir, dans l’Adour où il se baignait avec sa fillette et son jeune enfant, à proximité de la digue du moulin de Papin.
Joseph Lafargue appartenait depuis quelques mois au service automobile de l’armée ; il était revenu du front mercredi dernier, pour passer auprès de sa famille les six jours de permission qu’il avait obtenus. Avec lui disparaît un homme bon et honnête, que les Saint-Séverins tenaient en très haute estime.
Joseph Lafargue n’avait que 44 ans, il était l’un des fondateurs de la société orphéonique Saint-Séverine « Lous Cantayres de l’Adour », dont il fut longtemps le sous-chef.
Nous offrons nos condoléances à tous ceux qui pleurent.
 
20 mars 1914
Tartas - Promenade téméraire. Les eaux pluviales et la fonte des neiges ont grossi la Midouze et la rendent impraticable aux canots qui tous les jours la sillonnent. Lundi, à 13 h 30, trois jeunes gens de notre localité ont voulu braver l’élément. Le jeune toréador C… hissa la voile de son embarcation et nos Tarusates firent voile sur Mont-de-Marsan. Après 10 minutes de voyage, une rafale de vent s’engouffra dans la voile et, malgré les efforts du barreur, le canot chavira à un endroit très dangereux où l’eau atteint près de 4 mètres de profondeur. Les curieux qui admiraient quelques minutes avant les prouesses des hardis pilotes, se portèrent au secours des naufragés qui, après avoir lutté cinq bonnes minutes contre le courant des plus rapides purent réintégrer leur domicile sains et saufs.
 
9 janvier 1914
Tartas - Noyée. Lundi 5 vers 16 h, un pêcheur à la ligne, M. François B…, longeant les bords de la Midouze, aperçut soudain un amas informe sous un tas de branchages accumulés par une crue récente. Après s’être convaincu que c’était un cadavre de femme, il se retira et pria un ami, Victor L…, d’aller avertir la police.
La gendarmerie se rendit sur les lieux, sur le territoire de Carcen-Ponson, au lieu-dit Clot ducamp.
Mardi, à 11 heures, en présence de deux gendarmes, M. le docteur Dupoy a procédé aux constatations d’usage.
Voici le signalement : par un trop long séjour dans l’eau, le crâne est absolument dénudé, elle paraît plutôt de petite taille, et âgée de 50 ans environ, robe noire, jupon rouge, bas noirs et portant corset. Elle porte encore deux boucles d’oreilles en or.
À la dernière heure, nous apprenons que la noyée a été identifiée. C’est une dame Persillon, habitant à Mont-de-Marsan, rue du Maréchal Bosquet et qui avait quitté son domicile depuis quelque temps.
 
3 septembre 1913
Saint-Sever – Noyée. La dame Jeanne Claverie, épouse Lageyre, domiciliée à Montaut au lieu-dit Tinon, a été trouvée vendredi soir noyée dans le Gabas. La malheureuse avait disparu depuis la veille de son domicile. On ignore les causes de ce malheur.
 
Tartas – Sauvetage. Vendredi, vers 3 heures du soir, le jeune Larribeau, fils du concierge de l’abattoir de notre village, en train de faire regagner à ses canards leur élément favori glissa si malheureusement qu’il tomba dans la Midouze.
Aux cris poussés par plusieurs personnes, M. Marcel Sauquère, maréchal ferrant n’écoutant que son courage, se précipita dans l’eau et parvint, après force péripéties à sauver cet enfant qui allait infailliblement se noyer. Nous adressons à son sauveteur nos chaleureuses félicitations.
 
Juillet 1911 – Noyade.
Tartas - Mardi, vers 13 h, un jeune homme de 20 ans se livrait dans l’Adour à une partie de pêche avec des camarades.
À un moment donné, victime probablement d’une congestion, il coula à pic. Repêché quelques instants après, il ne put être ramené à la vie. Ce jeune originaire de Cassen, était domestique à la métairie de Mousique, commune d’Onard.
 
12 juillet 1911- Onard – Noyé.
Mardi dernier M. Henri Castagnet, âgé de 19 ans, domestique à Onard, pêchait au filet dans une mare située au bord de l’Adour. Tout à coup, par suite d’une fausse manœuvre, le malheureux jeune homme a été entraîné dans l’eau, où il n’a pas tardé à se noyer.
 
25 juin 1911 – Noyade.
Tartas - Noyé - Dehez Jeanti, de Benquet
 
8 février 1911 – Sauvetage.
Samedi, vers 6 h du soir, M. Laluque, gérant de la propriété de La Batisse, fut attiré par les aboiements des chiens de garde.
Il trouva dans un ruisseau un homme à moitié mort de froid. Immédiatement transporté chez M. Laluque, cet infortuné vieillard, le nommé Lalanne, de Pontonx-sur-Adour, âgé de 84 ans, y reçut les soins que nécessitait son état et deux heures plus tard reprenait connaissance. Le pauvre malheureux, voulant traverser le ruisseau sur un pont improvisé, avait probablement glissé et était tombé dans l’eau où il aurait fatalement trouvé la mort.
 
3 février 1911 – Noyade.
Tartas - Un bien pénible accident vient d’attrister les époux Sourigues, très estimés dans notre ville, et qui exploitent une ferme des « Camps ». Mardi, vers midi, pendant qu’ils travaillaient aux champs, leur enfant Albert, âgé de 3 ans et demi, qu’ils avaient emmené, trompant la vigilance de ses parents, est tombé dans une rigole pleine d’eau et s’y est noyé. Quelques instants après, les parents, s’apercevant de sa disparition, firent des recherches et ne trouvèrent plus qu’un cadavre.
 
Décembre 1910
Tartas - Émouvant sauvetage - Dimanche, vers 1 h 30 de l’après-midi, toute la population de la ville basse fut mise en émoi.
Un gentil bambin de trois ans, Jean Ribot, en s’amusant sur le quai, venait de tomber dans la Midouze, actuellement débordée.
Aux cris poussés par plusieurs personnes, son oncle, M. Jean Dupouy, qui n’a aucun principe de natation, voulant porter secours à son neveu, disparut à son tour sous l’eau et allait infailliblement se noyer sans la présence d’esprit de Mme Marilys Lalanne, qui s’empressa de lui tendre une perche, à laquelle M. Dupouy finit par s’accrocher ; il fut ensuite péniblement hissé sur le quai par plusieurs personnes de bonne volonté.
Pendant ce premier sauvetage, le jeune Ribot s’en allait à la dérive, et cela sous les yeux d’un grand nombre de spectateurs qui, tous, se lamentaient, mais dont aucun n’osait se jeter à l’eau.
En face des allées marines, trois citoyens, les nommés Castets, Ducasse et Bastiat, sautaient dans un bateau ; mais les deux derniers ne purent saisir l’enfant, qui, finalement, disparut sous le bateau.
L’émotion était alors à son comble ! Tout à coup, on vit M. Castets se précipiter dans la Midouze, tout habillé ; après avoir plongé à plusieurs reprises, il réussit à empoigner le gosse de la main gauche et, tout en nageant de la main droite, il put regagner la rive et remettre entre les mains des spectateurs alarmés le petit qui ne donnait plus signe de vie.
Grâce à la traction rythmique de la langue et aux soins ininterrompus qui ont duré plus d’un quart d’heure, donnés par les témoins de ce poignant sauvetage, notamment par MM. Alexandre Palis, Beyries et Joseph Navarre, le petit Ribot put être rappelé à la vie et rendu à sa famille éplorée.
Un service d’ordre avait été organisé par M. le commissaire de police, avec l’aide de deux agents.
Nos félicitations à tous, principalement à l’écarteur landais Charles Castets, dit Charles 1er, qui, pour sauver son semblable, n’a pas hésité un seul instant à se jeter dans l’eau en sortant de table.
 
21 août 1910 
Tartas - Noyée - Dimanche, dans la commune de Saint-Yaguen, une femme qui se livrait à la mendicité, âgée de 75 ans, a été trouvée noyée dans un ruisseau.
 
19 août 1910 – Noyé.
Tartas - Un bien pénible accident vient d’attrister la commune de Carcarès-Sainte-Croix, près de Tartas, qui célébrait ce jour-là la fête locale.
Dimanche, vers onze heures du matin, le nommé Léon Dubos, âgé de 18 ans, colon à la ferme de Pouchou, a eu l’imprudence d’aller prendre un bain dans la Midouze, après avoir fait des courses en ville. Dès qu’il fut dans la rivière, à cet endroit très profonde, le malheureux coula pour ne plus reparaître. Aux cris poussés par des camarades qui se baignaient avec lui, des voisins accoururent mais, malgré les recherches, on n’a pas encore retrouvé le cadavre.
Sur la proposition de M. J.-B. Bats, maire de la commune, les jeunes gens ont décidé que, en signe de deuil, les réjouissances seraient renvoyées à un autre dimanche.
 
21 janvier 1910 – Sauvetage.
Saint-Martin-d’Oney - Jeudi dernier, quelques ménagères lavaient une lessive sur les bords de la Midouze à pleins bords.
Miné par l’eau, le lavoir de Mme Lucbernet, métayère à « Malartic », perdit pied et partit à la dérive. Celle-ci, voulant le rattraper, perdit pied à son tour et fut emportée par le courant.
Cris, pleurs, appels de ses compagnes affolées ne suffisaient pas pour opérer le sauvetage.
Le facteur Mallet, en tournée sur la rive gauche, accourut. Ôter son képi et son sac fut l’affaire d’un instant. Il fut assez heureux de ramener vers la berge la malheureuse femme, retirée dans un piteux état à 150 mètres du point de départ. Toutes nos félicitations au brave et dévoué facteur.
 
Juin 1909
Tartas - Sauvetage émouvant.
Depuis un temps immémorial et pendant les fortes inondations de l’Adour, au passage de Laurède, un câble est tendu d’une rive à l’autre, et cela, à seule fin de permettre aux passagers d’aider le passeur à atteindre la rive opposée à celle du départ.
Vendredi vers quatre heures de l’après-midi, M. X, originaire de Poyanne, revenait de Tartas, et, au premier hèlement, le passeur, le nommé Anatole, apparut.
M. X…, assis sur le rebord de la barque qui prenait l’eau, voulut changer de place, mais, perdant l’équilibre, tomba dans l’Adour, très profond en cet endroit.
Le passeur, nullement émotionné, car il en a vu bien d’autres, saisit M. X. par le collet et le ramena sur la rive.
Le citoyen Anatole, qui en est, paraît-il, à son douzième acte de courage, n’a jamais été récompensé. Nous adressons à ce brave citoyen toutes nos félicitations.
 
Avril 1909 – Sauvetage.
Dimanche, vers 5 heures de l’après-midi, une fillette âgée de 10 ans, Mlle Durou, tomba accidentellement dans la Midouze. Aux cris poussés par Mme Lacoste, M. Suberchicot, facteur rural, se jeta tout habillé dans la rivière et, après avoir plongé plusieurs fois, réussit à ramener sur la rive l’enfant qui ne donnait plus signe de vie.
Après des soins empressés et continus de la part de plusieurs personnes, on parvint enfin à la ranimer ; et nous sommes heureux d’apprendre à nos lecteurs qu’elle est actuellement hors de danger.
Le citoyen Suberchicot a d’autant plus de mérite qu’il s’est précipité dans l’eau étant en sueur, car il revenait de faire sa tournée de Lesgor. Toutes nos félicitations.
 
20 novembre 1908
Souprosse – Sauvetage émouvant.
Le 11 novembre dernier, vers quatre heures et demie du soir, M. Dauga, dit « Ninon », âgé de 48 ans, propriétaire à Toulouzette, voulant passer à gué l’Adour avec un âne et sa charrette, sur laquelle il était monté, l’animal a été entraîné par le courant. M. Dauga allait infailliblement se noyer lorsque M. Naciet, âgé de 44 ans, concasseur de pierres, domicilié à Menet, voyant le danger, s’est immédiatement porté au secours de ce malheureux, mais ne sachant pas nager, il s’est avancé jusqu’à ce qu’il eût de l’eau jusqu’au cou ; voyant qu’il ne pouvait sauver Dauga, il a regagné la rive en criant au secours.
Au même instant, M. Bernard Lamaison, âgé de 74 ans, passeur au bac de Souprosse, titulaire de deux médailles en argent de 2ème et 1ère classe pour sauvetages, est arrivé avec son chaland. Très robuste malgré son âge, il a enlevé Dauga de sa charrette et l’a porté dans le chaland, et de là sur la berge. M. Lamaison, n’écoutant que son courage, est reparti avec son chaland pour sauver l’âne et la charrette, chose à laquelle il a parfaitement réussi.
Nous sommes unanimes à reconnaître que M. Lamaison a rendu de réels services à la société pendant les inondations qui ont lieu assez souvent en cette région. Aussi nous espérons que l’autorité compétente récompensera ce dévoué sauveteur comme il le mérite. Nos félicitations les plus sincères à ce courageux sauveteur.
 
10 juillet 1908
Tartas – Double sauvetage.
Un accident, qui aurait pu avoir des causes plus fâcheuses, est arrivé mardi soir, vers sept heures. Le jeune Daniel Ducasse faisait baigner un cheval dans la Midouze, à un endroit assez profond. À un moment donné, l’animal fit un brusque mouvement et désarçonna son cavalier, qui fut projeté dans la rivière. Le nommé Brocas, dit Calonge, se trouvant près du lieu de l’accident, se jeta aussitôt dans la rivière pour sauver le jeune Ducasse, mais ne sachant pas nager, l’un et l’autre se seraient infailliblement noyés sans l’intervention de Joseph Bats, dit Tichot, excellent nageur, qui fut assez heureux de les retirer de l’eau presque inanimés.
Les agents Petiot et Lalanne donnèrent les premiers soins aux noyés et les rappelèrent à la vie.
 
15 mai 1908
Tartas – Acte de courage.
Samedi dernier, M. Eucher Dehez, appariteur à Bégaar, ramassait du bois sur les rives du ruisseau « Le Lizon », lorsque des cris d’enfants appelèrent son attention ; il courut vers l’endroit d’où les appels provenaient et aperçut inanimé le corps d’une fillette que le courant emportait. N’écoutant que son courage, il se précipita dans le ruisseau, très profond à cet endroit, et fut assez heureux pour ramener, au prix de multiples efforts, la petite victime. Après des soins énergiques et intelligents, la pauvre enfant reprit connaissance, et l’heureux sauveteur put la remettre dans les bras de sa mère.
Nous ne saurons trop féliciter le courage de M. Dehez. Il nous revient que ce brave sauva, il y a deux ans, une personne dans des circonstances analogues, ce qui porte, avec le sauvetage de la petite Adrienne,  deux sauvetages à son actif.
 
26 avril 1908
Toulouzette - Sauvetage émouvant.
Mercredi dernier, vers 4 heures du soir, M. Duger, dit Barloc, domicilié au bourg de Toulouzette, en passant sur la passerelle du Gabas, au lieu appelé Clotte, a été pris de vertige, est tombé à l’eau et entraîné par le fort courant qui existe à cet endroit-là. Une fillette, témoin de l’accident, s’est mise à crier au secours. Ses appels ont été entendus par M. Clavé, âgé de 20 ans, demeurant au village de ladite commune, qui n’a pas hésité à se jeter à l’eau et à retirer l’infortuné vieillard, qui ne donnait presque plus signe de vie et que le courant avait entraîné à environ 200 mètres du lieu de l’accident. Quand M. Duger a été sur la berge, plusieurs personnes sont arrivées et lui ont prodigué tous les soins nécessaires qui l’ont rappelé à la vie. La commotion ayant été trop forte pour ce vieillard, on craint une issue fatale.
 
27 mars 1908
Montaut - Accident mortel.
Mardi, le parquet de Saint-Sever s’est transporté à Montaut. Voici dans quelles conditions : dimanche soir, vers 9 heures, le nommé Laloubère, âgé de 67 ans, colon à Saint-Aubin, rentrait chez lui après avoir accompagné sa fille et son gendre à la gare de Montaut.
En cours de route, pressé par un besoin naturel, il monta sur un tertre de la route, au pied duquel coule un petit ruisseau, grossi en ce moment par les eaux de pluie ; il glissa, la face en avant, sur des cailloux, et roula dans le ruisseau où on l’a trouvé. L’autopsie médico-légale a révélé qu’il y avait simplement accident, que le malheureux, étourdi dans sa chute contre des pierres, n’a pas pu sortir de l’eau et que la mort a dû être presque instantanée.
 

30 octobre 1907

Ygos - Enfant noyé.

Un enfant de deux ans environ, le plus jeune fils de M. Pomies, régisseur des propriétés de MM. Prisonniet et Lemoine, est accidentellement tombé dans un baquet rempli d’eau ; ce n’est que quelques instants après qu’il fut découvert. Malgré les meilleurs soins indiqués en pareille circonstance, il n’a pas été possible de le rappeler à la vie.

 

Jeudi 2 mai 1907 - Rion-des-Landes - Le dévouement d’une mère.

Jeudi 2 mai, vers 6 heures du soir, deux fillettes de 8 à 4 ans, traversant un large ruisseau sur une étroite passerelle, tombèrent accidentellement à l’eau. La plus âgée, la petite Dubrana, put s’accrocher au bord et se sauver,  mais la plus jeune fut entraînée et roulée par le courant. Aux cris de l’aînée, Mme Marc, du quartier Pouy-Joseph, accourut et, en brave mère, se jeta à l’eau ; elle réussit à rejoindre la petite Lafargue et la retira de l’eau, en partie asphyxiée. Le Dr Maisonnave, accouru en toute hâte, put rappeler la fillette à la vie après quelques instants de soins énergiques ; des soins empressés furent également prodigués à Mme Marc.

 

7 novembre 1906

Souprosse - Accident mortel.

Lundi matin, M. Jeanti Laboudigue, âgé de 60 ans environ,  métayer à Broc, regagnait paisiblement son domicile après avoir passé la soirée de dimanche avec des amis, lorsque, en traversant sur une petite planche le ruisseau de Jean Bidaou, il a glissé et s’est laissé choir dans ledit ruisseau. Les eaux ayant grossi depuis quelques jours par suite de la pluie qui tombe journellement, ce brave homme n’a pu regagner la rive, et quand on l’a retiré de l’eau, l’asphyxie était complète.

 

Rion-des-Landes – Noyé.

Vendredi matin, deux filles du quartier de Marcel ont découvert, au bord du ruisseau, le cadavre du nommé Castets, berger, âgé de 68 ans, parti la veille avec son troupeau.

M. le Dr Dubourg, appelé, a conclu à une mort accidentelle. Le pauvre homme a dû perdre l’équilibre sur une passerelle voisine du lieu où on l’a découvert et où il a été entraîné par le courant.

 

1 juin 1906

Mont-de-Marsan

On parle beaucoup en ville de la disparition de deux enfants, les frères Gabriel et René Lassalle, orphelins de père.

Les craintes que l’on éprouvait sur le sort de ces deux jeunes garçons étaient malheureusement fondées. Le cadavre de l’un d’eux vient d’être découvert.

Jeudi matin, vers 10 heures, le manœuvre de l’équipe qui travaille au pont du chemin de fer, que l’on construit sur la Midouze, allait chercher de l’eau à la rivière. Il crut apercevoir, à trois ou quatre mètres de la berge, sur le fond de la rivière, un corps allongé. Immédiatement, l’idée lui vint que ce devait être un des enfants dont la disparition avait été signalée. Il appela ses camarades et à plusieurs d’entre eux, ils s’employèrent à le retirer sur la berge.

Ils ne s’étaient point trompés. C’était bien l’un des deux malheureux enfants que l’on recherchait vainement depuis dimanche. C’était l’aîné, René Lassalle, âgé de 11 ans.

Le pauvre petit porte, paraît-il, sur le visage des éraflures profondes. Ce fait donne à supposer qu’ayant voulu traverser le pont inachevé,  il a dû tomber et glisser à travers les interstices du tablier sur lequel, en tombant à l’eau, il a dû se faire les blessures que l’on a remarquées.

Ces coups l’ont sans doute étourdi et la violence de la chute l’a empêché de se débattre.

La police, informée, s’est immédiatement transportée sur les lieux, où M. Barrère a fait les constatations d’usage.

 Jusqu’ici son jeune frère n’a pas été retrouvé. Mais il est malheureusement trop certain qu’il a été victime du même déplorable accident.

Au moment de mettre sous presse, on nous annonce que ce dernier vient également d’être retrouvé dans la Midouze, sur le territoire de la commune de Campet.

 

9 février 1906

Ygos – Noyé.

Dans l’après-midi de lundi dernier, le sieur Lucmaret, âgé de 22 ans, employé à la propriété de M. Léopold Sallebert, au lieu-dit « Du Téoulé », rentrant à son travail, tomba d’une façon malencontreuse dans un fossé bordant la métairie et y trouva la mort dans des souffrances horribles avant qu’on ait pu lui apporter les premiers secours.

Nous adressons à sa famille infortunée nos sincères condoléances.

 

Décembre 1905

Tartas – Noyé - Jeudi matin, vers 8 heures, des ouvriers qui traversaient le pont aperçurent le corps d’un homme entraîné par le courant ; ils descendirent sur la berge et réussirent à le retirer de l’eau au lieu-dit la Ribère. Quelques personnes reconnurent un nommé Dartiguelongue, de la commune de Ponson, voisine de Tartas. Le commissaire de police a fait les constatations d’usage.

Aucune trace de violence n’ayant été relevée, il y a eu suicide ou accident. Ce malheureux était âgé de 80 ans. On a retrouvé, noués dans un mouchoir, 2 fr. 65 en argent et billon.

 

Décembre 1905

Toulouzette - Sauvetage émouvant.

Samedi dernier, vers 8 heures du soir, M. Jean Lauillet, âgé de 26 ans, menuisier, venant de Souprosse,  rentrait chez lui à Montaut.

Pour traverser l’Adour, qui est très grossi en ce moment, il avait un chaland à lui près du bac, du côté de Souprosse. Il s’embarqua dedans pour gagner la rive opposée, mais arrivé au milieu de l’Adour, le chaland a heurté un tronc d’arbre probablement, et le choc a fait tomber le jeune homme au milieu du fleuve.

Après avoir nagé un moment, ses forces s’étant épuisées,  il s’est accroché désespérément à une branche qui se trouvait sous ses mains et s’est mis à crier : « Au secours ».

Quatre courageux citoyens, MM. Jean-Baptiste Louvel, Henri Man, Jean Lagrolet et Man, habitants du port de Toulouzette, munis d’une lanterne (la nuit étant très noire), se sont embarqués résolument dans une chaloupe. Après des efforts inouïs pour remonter le courant, qui est très fort en cet endroit, ils ont réussi à s’approcher de Lauillet et à le faire monter dans leur embarcation.

Les sauveteurs sont ensuite allés le porter en voiture à son domicile.

 

28 juin 1905

Mugron – Noyé - Dimanche dernier, vers 6 heures du soir, le jeune Pierre Brutus, âgé de 17 ans, était allé, avec plusieurs de ses camarades, se baigner dans l’Adour. Ce dernier, bien que ne sachant pas nager, voulut imiter un de ses amis qui traversait l’eau dans un endroit dangereux, mais il disparut sous l’eau, revenu deux fois à la surface en appelant au secours. Il a été cependant impossible à ses camarades de le sauver.

Aux cris poussés par ces jeunes gens, plusieurs personnes arrivèrent, mais trop tard. Malgré les recherches faites jusqu’à une heure très avancée de la nuit, le corps n’a été retrouvé que lundi matin. On juge du désespoir de sa pauvre mère en apprenant cette triste nouvelle.

 

31 mai 1905 - Deux enfants noyés.

Gouts - Nous recevons sur ce terrible accident, signalé de Tartas dans ce dernier numéro, des renseignements complémentaires. Jeudi matin 25, le petit Camille Gaüzère, âgé de 7 ans et demi, et sa cousine Louise Gaüzère, âgée de 14 ans, faisaient paître les vaches de leurs parents (colons au Hillot, à Gouts) auprès de l’Adour, dans le voisinage de la maison Françon, depuis 8 h 30. Les vaches rentrèrent seules à la maison, vers 10 heures. On ne sait ce que sont devenus les enfants, mais on suppose qu’ils ont glissé dans le fleuve, dont les eaux étaient très hautes à la suite d’une nouvelle crue de l’Adour. On arrête le chapeau de la fillette à Bélus (commune d’Audon), mais les recherches faites pour découvrir les corps des enfants sont restées infructueuses jusqu’ici. On juge de la désolation des parents.

Des recherches faites dans l’Adour au sujet des deux cousins noyés dans la commune de Gouts ont amené la découverte du cadavre de la jeune fille. Les recherches continuent pour trouver le petit garçon.

4 juin 1905 - Le petit garçon noyé dans la commune de Gouts avec sa cousine a été trouvé à trois kilomètres du lieu où avait été retrouvé le cadavre de la fillette. Les obsèques ont eu lieu au milieu d’une foule nombreuse.

 

Octobre 1904

Audon - Enfant noyé.

Lundi dernier, le jeune Maurice Cabannes, âgé de 2 ans, laissé seul, tomba dans un fossé où il y avait à peine 20 cm d’eau et s’y noya. Il allait rejoindre son grand frère qui gardait les vaches non loin de là. On peut juger de la légitime désolation des malheureux parents à la nouvelle de cette bien triste nouvelle.

 

19 août 1904
Montaut - Acte de courage.
Samedi soir, Eugène Tauzia, né à Souprosse, âgé de 20 ans, demeurant à Montaut, venait de quitter, vers 7 h 00, avec d’autres ouvriers, le chantier du pont actuellement en construction sur le Gabas. Jean-Baptiste Bielle, qui se trouvait avec eux, voulut, se disant nageur, traverser le Gabas à un endroit profond de trois ou quatre mètres. Mais dès qu’il fut arrivé au milieu de la rivière, il disparut subitement.
Tauzia, seul sachant nager, se jeta résolument à l’eau et, après une lutte assez difficile, parvenait à ramener Bielle vivant sur la berge.
Nous adressons nos plus sincères félicitations au jeune sauveteur, car, sans son courage,  nous aurions une victime de plus à signaler par son imprudence.
 
24 juin 1904
Saint-Yaguen – Noyé.
Dimanche, Jean Baptiste Bache, de Saint-Martin-d'Oney, 36 ans, était allé pêcher à Saint-Yaguen, au lieu-dit « à Serène », en compagnie d'un ami. Bache perdit pied et disparut. Le malheureux était père de trois enfants.
 
16 décembre 1903
Rion-des-Landes - Merveilleux sauvetage.
Le 9 décembre, une petite fille âgée de 6 ans traversait la passerelle du déversoir de l’étang dit du Bourg ; tout d’un coup, son pied glissa et elle fut précipitée dans l’eau, profonde à cet endroit, le déversoir ayant eu une crue assez considérable. Elle allait se noyer infailliblement lorsque le petit Germain Dupau, demeurant au lieu-dit Mâa, âgé de 11 ans, qui se dirigeait vers l’école, vit le danger que courait la pauvre enfant et se précipita vers elle au moment où elle allait disparaître ; il réussit à la saisir par un bras et à la ramener sur la rive.
Cette remarquable présence d’esprit de la part de cet enfant ainsi que son courage méritent d’être signalés.
Nous adressons à ce jeune sauveteur et à ses parents de sincères compliments ; nous appelons en même temps l’attention de qui de droit sur ce fait, afin de faire obtenir au petit Dupau une petite récompense.
 
6 février 1903
Toulouzette - Accident mortel.
Dimanche 1er, vers 11 heures du matin, le nommé Laccassaigne, âgé de 46 ans, colon à Toulouzette, attendant l’heure du repas de midi, alla se promener autour de ses champs. L’idée lui vint de couper une branche, mais le pauvre malheureux perdit l’équilibre, glissa et tomba la face la première dans un fossé à moitié rempli d’eau, d’où il ne put sortir.
Vers une heure de l’après-midi, un voisin, venant à passer en cet endroit, reconnut le corps du pauvre Laccassaigne gisant dans le fossé, ne donnant aucun signe de vie et ayant son couteau à côté de lui. Celui-ci, croyant tout d’abord à un crime, alla appeler d’autres voisins.
M. le Dʳ Degos, mandé en toute hâte, constata qu’on se trouvait en présence d’un accident et non d’un crime.
 
31 juillet 1901
Saint-Yaguen – Noyé.
Un vieillard de 73 ans, le sieur Lucbernet, habitant la ferme Petit-Serenne, à Saint-Yaguen, est tombé accidentellement, vendredi matin, dans une mare d’eau voisine de la Midouze. Atteint depuis longtemps de paralysie partielle, le malheureux n’a pas regagné la rive et ses appels n’ont pas été entendus.
Il fut repêché quelques instants après par des voisins qu’inquiétait son absence prolongée, mais Lucbernet avait cessé de vivre.
 
24 avril 1901 - Noyé.
Tartas - Dimanche soir, vers 6 heures, le sieur Biran a découvert dans la Midouze le cadavre de Martin Gaulin, dont nous avions signalé, il y a quelques jours, la disparition.
Le malheureux Gaulin, qui avait des habitudes d’intempérance, est tombé dans la rivière à la suite d’un faux pas. Il n’a pas eu la force de se débattre ni d’appeler au secours ; il a coulé immédiatement à pic, car son corps était couvert de vase.
L’hypothèse d’un crime ou d’un suicide a été écartée et le permis d’inhumer a été délivré.
 
15 et 17 août 1900
Toulouzette - Mort accidentelle.
La nommée Marie Dulau, âgée de 18 ans, lingère à Toulouzette, ayant voulu passer l’Adour pour aller chercher des oies qu’elle gardait et qui avaient passé sur la rive opposée, a été entraînée par le courant et disparut presque aussitôt dans le fleuve. Les sieurs Lalaison, batelier à Toulouzette, et Claverie, journalier à Mugron, réussirent à tirer la jeune fille de l’eau, mais l’infortunée bergère avait cessé de vivre.
M. le docteur Degos a procédé aux constatations d’usage.
 
Juin 1897
Tartas - Sauvetage en rivière.
Jeudi soir, le jeune Bareyt s'amusait avec deux autres camarades dans un bateau lorsque, à un moment donné, il perdit l'équilibre et tomba dans la Midouze. Aux cris poussés par ses camarades, le sieur Dupouy fils, dit Domège, accourut sur les lieux de l'accident et se jeta dans l'eau d'où il parvint à retirer l'enfant sain et sauf. Nos félicitations à ce brave homme pour cet acte de courage.
 
30 juin 1897
Pontonx-sur-l'Adour - Enfant noyé.
Un petit enfant de 19 mois s'est noyé au quartier d'Ossens, à Pontonx, dans des conditions bien tristes. Le père de l'enfant, le sieur R. Larrieu, avait creusé jeudi une fontaine auprès de son habitation ; le soir, l'enfant est tombé dans la fontaine et s'y est noyé.
 
30 avril 1897
Carcen-Ponson - Enfant noyé.
Hier mercredi, un enfant de 7 ans est tombé dans la Midouze, entre Carcen-Ponson et Tartas. Son identité n'a pu être établie,  mais on pense que c'est un enfant originaire de Mont-de-Marsan. Une enquête est ouverte.
 
21 et 23 avril 1897
Campet-Lamolère - Enfant noyé.
Dimanche, vers 4 heures de l’après-midi, un garçonnet de 8 ans, Jean Garrabos, fils de colon attaché à la métairie de Herran, propriété appartenant à Mᵐᵉ Lafitte et sise à Campet-Lamolère, se trouvait sur le bord de la Midouze où il gardait le bétail avec un de ses camarades âgé de 11 ans, fils du métayer du Petit Peillicq. À un moment donné, ce dernier, ayant eu besoin d'aller ramasser quelque peu de bois pour la maison, quitta Garrabos et fut très étonné une heure après, quand il revint, de ne pas le trouver à l'endroit où il l'avait laissé.
Surpris qu'il ne répondît pas à ses appels réitérés, il s'empressa d'aller prévenir les parents de Garrabos qui, après force recherches, finirent par apercevoir au fond d'un batelet les sabots du pauvre enfant. Des sondages furent aussitôt pratiqués autour du bateau, mais ils restèrent sans résultat et les malheureux parents durent se rendre à la triste évidence : leur fils s'était noyé.
On présume que, s'amusant avec l'aviron du batelet,  il l'aura laissé échapper, car il n'a pas été retrouvé, et qu'en voulant le rattraper, il sera tombé dans la rivière, très profonde en cet endroit, et où il aura trouvé la mort.
Lundi, pendant une partie de la journée, les parents de la petite victime, aidés de voisins, ont effectué des recherches sur un parcours de plus de 5 kilomètres, sans avoir pu retrouver le cadavre de ce pauvre enfant.
 
1er novembre 1896
Nerbis - Mort accidentelle.
Le 27 octobre courant, M. Benoit Claverie, âgé de 48 ans, aubergiste à Nerbis, s'est noyé accidentellement tandis qu'il tendait des filets de pêche dans un petit étang appelé, à Nerbis, trou de Hourugue.
Requis par M. le maire de Nerbis, M. Degos, docteur-médecin demeurant à Mugron, a examiné le cadavre et, des constatations qu'il a faites, il résulte que la mort de Claverie doit être attribuée à un accident. Ni crime ni délit.
 
27 et 29 décembre 1895 - Mort accidentelle.
Le Leuy - Le dimanche 22 décembre courant, M. Larquier, meunier au moulin du Leuy, aperçut une blouse dans l'écluse. Il appela aussitôt son domestique et lui demanda s'il avait mis du linge à tremper dans l'eau. Sur sa réponse négative, tous les deux s'approchèrent et remarquèrent que cette blouse recouvrait un cadavre. À leur appel, les voisins accoururent et le retirèrent de l'eau. On a reconnu Pierre Dubernet, âgé de 48 ans, demeurant au Leuy. D'après des renseignements pris à une source sûre, toute idée de meurtre doit être écartée. Dubernet est tombé accidentellement dans l'étang de M. Larquier et son corps a été entraîné par l'eau contre l'écluse.
 
29 novembre 1895 – Noyé.
Tartas - Un batelier, dont l'identité n'a pas encore été reconnue, s'est noyé lundi dans la Midouze.
La victime, qui était occupée au transport de pierres par bateau, a dû probablement heurter un obstacle, car l’embarcation a été engloutie avec son contenu.
Ajoutons que l'ancien batelier ne savait pas nager, ce qui paraît surprenant pour une personne occupant un pareil emploi.
 
28 août 1895
Souprosse - Mort accidentelle.
M. Villenave, métayer à Souprosse, était occupé à garder des bestiaux en compagnie des nommés Marrocq et Lague, lorsqu'ils aperçurent dans un marais voisin un individu couché à plat ventre. N'ayant pu le reconnaître, ils s'approchèrent et virent que ce malheureux n'était autre que le sieur Jean Barouillet, âgé de 52 ans, ex-cantonnier et actuellement propriétaire, demeurant à Souprosse.
Barouillet, ne donnant plus signe de vie, Villenave et ses camarades firent prévenir sa famille, ainsi que M. le Maire.
Barouillet était atteint très souvent de violentes attaques d'épilepsie, et depuis quelque temps, il ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales. M. Lataste, docteur en médecine, a conclu, après examen, que Barouillet avait été victime, pendant son séjour dans le marais, d'une attaque d'épilepsie, et qu'étant tombé la face dans l'eau, il avait été asphyxié.
 

14 août 1895 – Noyé.

Saint-Sever - Vendredi soir, M. Bancons, fermier du moulin du Touya à Saint-Sever, constata la disparition du nommé Justin Lailheugue, garçon meunier, âgé de 16 ans. Il ne s'en inquiéta pas outre mesure, sachant que ce jeune homme avait l'habitude de dormir sur les sacs la nuit. Le matin, ne le voyant pas venir et ne le trouvant pas au moulin, M. Bancons eut de graves inquiétudes, malheureusement trop justifiées. Ayant appris que, dans la soirée du jeudi, Lailheugue était allé se baigner, M. Bancons fit faire des recherches sur la berge avoisinant le moulin, où l'on ne tarda pas à apercevoir les vêtements du garçon meunier. Plus loin, son corps flottait inerte à la surface de l'eau.

M. le Dr Maderay a fait, vendredi matin, les constatations légales et a conclu à une mort accidentelle.

 

22 juillet 1894

Mugron – Noyé.

Le 8 juillet, un berger, nommé Pradet, âgé de 23 ans, s'est noyé en se baignant dans l'Adour. Son cadavre a été retrouvé quelques instants après.

 

10 juin 1894

Ygos – Noyé. Lundi dernier, le cadavre du sieur Degos, tuilier à Ygos, a été trouvé dans une mare mesurant 1,70 m de long sur 1 mètre de large et 80 centimètres de profondeur. Le cadavre ne portait aucune trace de violence.

M. le Dr Cazaubon, appelé pour procéder aux constatations médico-légales, a déclaré que la mort était due à une congestion cérébrale qui s'était produite au moment où l'infortuné Degos était entré dans la mare pour y prendre de l'eau. Le défunt était âgé de 69 ans.

 

1er avril 1894 - Échos de Tartas

Noyé - On a découvert jeudi soir, sur la rive de la Midouze, le cadavre d'un individu paraissant avoir séjourné plusieurs jours dans l'eau. On a transporté le corps à l'hôpital et, après enquête, on a constaté qu'on était en présence du nommé Étienne Labat, demeurant commune d'Audon. En effet, ce malheureux était venu lundi au marché de Tartas, d'où le soir il était reparti complètement ivre ; c'est en voulant suivre le bord de l'eau, sans doute, pour raccourcir son chemin, qu'il est tombé dans la rivière. Il laisse une femme et quatre enfants.

 

Mugron - Le 27 juin 1893, dans la commune de Mugron, le nommé Brèthes Jean, âgé de 5 ans, s'est noyé en tombant accidentellement dans l'Adour.

 

29 mars 1893 – Noyé.

Ygos - Mardi dernier, pendant que le sieur Étienne Lesquerbrit travaillait devant sa maison, son petit-fils, Pierre, âgé de deux ans, échappant à sa surveillance, est tombé dans un ruisseau et s'y est noyé. Quand on l'a retiré de l'eau, le pauvre enfant n'était plus qu'un cadavre.

 

16 novembre 1892 - Noyé

Rion-des-Landes - Un jeune gardien de brebis, nouveau venu dans la commune, s'est noyé accidentellement dans une carrière d'argile où il avait pénétré, croit-on, pour retirer une brebis qui y serait tombée. Il ignorait sans doute la profondeur de l'eau,  qui atteint en cet endroit 2,50 m. Une enquête a été ouverte.

 

Août 1892 – Sauvetage.

Baptiste Lamothe, maraîcher au pavillon de Saint-Sever, a sauvé d'une mort certaine les femmes X... de Péré et Z... de Laubon, qui, tombées dans la Coulaquère, étaient sur le point de se noyer. Nous lui adressons toutes nos félicitations.

 

15 juillet 1892

Rion-des-Landes - Mort accidentelle.

La nommée Jeanne Lapeyre, veuve Serres, âgée de 73 ans, demeurant à Rion-des-Landes, a été trouvée noyée dans une fontaine distante de 200 mètres de son habitation.

Cette femme, dont l'état de faiblesse était extrême, était allée puiser de l'eau avec une bouteille et est tombée dans la fontaine peu profonde, où elle a trouvé la mort.

 

 

22 juin 1892

Saint-Sever - Dimanche dernier, dans l'après-midi, le jeune François Lafitte, apprenti pâtissier chez M. Roffler, commit l'imprudence, en prenant un bain dans l'Adour, en face du moulin dit de « Touya », de s'aventurer dans un endroit profond, où il perdit pied. Ses camarades, une dizaine environ, s'étant aperçus de sa disparition, appelèrent immédiatement au secours et furent assez heureux d'être entendus du sieur Louis Barrère, ferblantier, qui se trouvait dans les environs du lieu de l'accident. N'écoutant que son courage, Barrère vola au secours du jeune imprudent, plongea, tout habillé, dans l'endroit très profond qui lui était signalé, et fut assez heureux pour ramener sur la berge le jeune Lafitte.

 

Barrère n'en est pas à son coup d'essai ; il y a déjà quelques années, il arracha à une mort certaine un jeune domestique de la métairie de « Lapachère » ; un nommé Lamagnere, journalier de Saint-Sever, lui doit la vie. À Dax, il a sauvé un enfant de 12 ans qui se noyait. Le courage de Barrère a été également remarqué dans les divers sinistres qui se sont produits à Saint-Sever, et particulièrement aux incendies des maisons Samara et Filloucat.

Tout en le félicitant de sa conduite, nous prenons aussi la liberté de réclamer de l'administration la récompense qu'un tel dévouement mérite.

 

17 février 1892

Aurice – Accident.

Samedi matin, à huit heures, la jolie petite commune d'Aurice, près Saint-Sever, a été mise en émoi par une nouvelle bien douloureuse.

Le nommé D..., colon au « Poumissey », dans un accès de fièvre chaude, a quitté brusquement son lit et s'est noyé en voulant franchir le ruisseau situé derrière la métairie du Moulin-Vieux.

Aimé des siens et estimé de tous, le malheureux D... emporte les regrets des habitants de la commune.

 

11 octobre 1891

Saint-Sever - Un pénible accident est arrivé hier à Saint-Sever, quartier d'Augreilh, à la métairie de Jouandet. Un enfant de 30 mois, Pascal Tauzin, trompant la surveillance de sa mère, est allé tomber dans une mare voisine de la maison. Malgré la promptitude des secours apportés, le pauvre petit n'a pu être retiré de l'eau que complètement asphyxié.

 

15 juillet 1891

Rion-des-Landes - Jeudi soir, vers six heures, en voulant puiser de l'eau à un puits, près de la gare à Rion, un ouvrier a aperçu des vêtements qui flottaient ! On est descendu, on a retiré le cadavre de la veuve T..., mère d'un employé de chemin de fer.

Tout porte à croire que cette femme, âgée de 77 ans, a été victime d'un accident.

Le maire, assisté du brigadier et de M. le Dr Maisonnave, a procédé à une enquête.

 

3 juillet 1891 – Noyé.

Tartas - On annonce de Tartas que le sieur Fosses, adjoint au maire de la commune de Gouts, s'est accidentellement noyé dans l'après-midi de mardi dernier.

Il traversait l'Adour sur une petite barque en compagnie de son domestique lorsqu'au milieu du fleuve il s'aperçut que le bateau faisait eau.

Effrayé, le domestique se jette le premier dans la rivière et réussit à gagner assez péniblement la rive. Fosses voulut l'imiter, mais, comme il ne savait pas nager et qu'en outre il sortait de table, il ne tarda pas à disparaître. Malgré d'actives recherches, son corps n'a pas été retrouvé.

Le malheureux Fosses, qui avait à peine 35 ans, laisse une jeune veuve et trois enfants.

 

17 mai 1891

Tartas - Enfant noyé.

Jeudi soir, vers 6 h 30, les habitants de Tartas ont été péniblement impressionnés par un bien triste accident.

Cinq à six enfants jouaient sur une gabarre amarrée au quai de Larribère, lorsque l'un d'eux ayant cru voir venir le pilote, saute à terre en criant : « Sauve qui peut » !

Ses camarades se sauvèrent, mais le jeune Émile Daury, âgé de 11 ans, n'ayant pu franchir la distance, tomba dans la Midouze, très grosse en ce moment, et fut bientôt entraîné par le courant vers le milieu du fleuve.

Aux cris poussés par ses camarades, de nombreuses personnes accoururent et deux jeunes gens résolus, MM. Dominique Navarre et Joly, n'hésitèrent pas à se jeter à l'eau pour essayer de sauver le pauvre enfant.

Malheureusement, ils ne savaient pas nager et ne pouvaient, par conséquent, s'avancer assez avant pour saisir l'enfant, qui disparut bientôt en jetant un dernier appel.

La malheureuse mère ne tarda pas à venir et apprit la terrible catastrophe. Son désespoir était indescriptible et arrachait des larmes aux plus durs : elle voulait se jeter à l'eau, elle aussi, pour reprendre à la rivière son enfant.

 

29 mai 1891 - Écho de Tartas.

Le jeune Émile Doury est tombé accidentellement, ces jours derniers, dans la Midouze et s'est noyé. Son corps a été retrouvé hier à Audon.

 

4 mai 1890 - Enfant noyé

Campagne - Un enfant âgé de 7 ans, le nommé Joseph Duprat, de Campagne, occupé à garder des bestiaux sur le bord de la Midouze, est tombé à l'eau le 25 avril, vers cinq heures du soir, en laissant dans sa chute son béret sur le bord de la rivière.

Les recherches faites immédiatement par les parents et le cantonnier de l'endroit sont restées infructueuses. On suppose que le cadavre aura été entraîné par le courant. Les personnes qui le repêcheraient sont priées de prévenir les parents. Au moment de l'accident, l'enfant était vêtu d'un pantalon de laine rousse et d'un gilet de coton gris ; il était en outre nu-tête et nu-pieds.

 

13 juin 1888

Toulouzette - On nous écrit le 9 juin 1888.

Hier, dans l'après-midi, le jeune Cassembon, âgé de 11 ans, venait de s'acquitter d'une commission pour ses parents. En passant sur le pont métallique en construction sur « Le Gabas », l'enfant s'amusait à sautiller sur les voûtelettes fraîchement cimentées et, partant, peu résistantes, malgré le soin minutieux apporté à leur confection par les ouvriers de M. Latapy, entrepreneur, sous la surveillance intelligente de M. Cazeils, chef cantonnier. Une voûtelette ayant cédé, Cassembon, à son grand étonnement sans doute, mais surtout peu rassuré, est tombé à l'eau, profonde de trois mètres à cet endroit. Il disparut aussitôt et se serait infailliblement noyé sans la courageuse intervention de M. Daugreilh Pierre, âgé de 19 ans, manœuvre employé en ce moment aux travaux du pont, qui plongea tout habillé et fut assez heureux, à la troisième tentative, pour saisir l'enfant que les eaux avaient déjà roulé l'espace de cinq ou six mètres. Le brave sauveteur est parvenu à regagner la berge non sans dangers ni efforts, car son précieux fardeau paralysait ses mouvements en s'accrochant désespérément à ses jambes, et ceci me remet en mémoire le mot d'un bon vieux parlant au propre comme au figuré : " Quand on se noye, les arronces, ils sont des arribaus* ".

Cet accident n'a eu heureusement aucune suite fâcheuse. L'acte de M. Daugreilh se passe de commentaire. Nous nous contenterons de louer sa conduite.

 

*Quand on se noie, même les ronces sont des amarres !

 

30 mai 1888 - Action de courage - Mention honorable.

Tartas - Aux termes d'un rapport présenté par le ministre de l'Intérieur et approuvé par le Président de la République, une mention honorable a été décernée à M. Navarre Frédéric, tonnelier à Tartas - 15 mars 1888 - Sauvetage d'un vieillard tombé accidentellement dans la Midouze.

 

18 mars 1888

Tartas - Un nommé Darmagnac, plus connu à Tartas sous le nom de Mac-Mahon, se trouvait près des bords de la Midouze lorsqu'il est tombé accidentellement à l'eau, en cet endroit fort profonde. Ses efforts pour revenir à terre restaient stériles lorsqu'un courageux tonnelier, le sieur Navarre, se jetant résolument à l'eau, le ramena sur la rive. Darmagnac en a été quitte pour un bain.

 

Mars 1887

Saint-Sever - Jeudi soir, vers trois heures, plusieurs enfants jouaient sur le bord du déversoir du moulin de Saint-Sever, lorsque le jeune François Georges, âgé de 3 ans environ, tomba à l'eau ; le courant l'entraîna jusque dans l'Adour. La mère du pauvre petit, qui s'aperçut de sa disparition, poussait des cris désespérés qui attirèrent l'attention de M. Fontanieu, correspondant à Saint-Sever de « La petite Gironde ». M. Fontanieu vola au secours de l'enfant ; il le retira de l'eau, mais, malheureusement, quoiqu'on ait fait pour le rappeler à la vie, tous les efforts sont restés vains.

 

Novembre 1885

Souprosse - Lundi dernier, à Souprosse, quelques ouvriers occupés aux travaux d’amélioration de l’Adour étaient dans une barque. Par suite d’une fausse manœuvre, le bateau a chaviré et les ouvriers sont tombés dans le fleuve. Tous ont pu se sauver, sauf le sieur Larroque, jeune homme âgé de 22 ans. Sa blouse, par l’effet du courant, est remontée sur son dos, lui a couvert la tête et l’a ainsi aveuglé et paralysé dans ses mouvements. Larroque était un ouvrier probe et laborieux ; sa mort a causé une vive émotion parmi la population de Souprosse.

 

3 juillet 1885

Laurède - La nommée Bastiat Vincente,  veuve Batby, 67 ans, propriétaire à Laurède, a été trouvée noyée dans un ruisseau, sur le territoire de la commune de Poyanne.

 

Juin 1885

Tartas - Le bruit a couru à Dax qu’un assassinat aurait été commis à Tartas. Un tout jeune homme, qui vendait du poisson, aurait disparu, tandis que deux ânes et une charrette lui appartenant auraient été abattus et mis en pièces. Nous apprenons que le corps de ce jeune homme, qui se nomme J.-B. Dupouy, a été retrouvé noyé dans la Midouze, mais tout fait présumer qu’il s’agit d’un simple accident.

 

Avril 1885

Saint-Martin-d’Oney

On nous écrit que le corps d’une femme a été trouvé, hier matin, dans la Midouze. Un transport de justice a eu lieu aujourd’hui dans l’après-midi.

Hier soir, le bruit se répandait en ville que le cadavre qui avait été trouvé dans la Midouze, du côté de Saint-Yaguen, était celui de la femme Daugreilh, du quartier Saint-Jean-d’Août, qui avait disparu depuis tantôt un an, à la suite de querelles de ménage.

Le corps était dans un état complet de putréfaction ; pour tout vêtement, un simple morceau de chemise marqué aux initiales M.D. Au doigt, un anneau ; sur le derrière de la tête, il restait quelques cheveux retenus par un peigne. Tout porte à croire que ce cadavre est bien celui de la femme Daugreilh.

 

20 août 1884

Goos - Le nommé Cazeils Félix, demeurant à Goos, s’est noyé dimanche dernier en se baignant dans l’Adour. Son corps n’a été retrouvé que le lendemain à neuf heures sur la berge.

 

13 juillet 1884

Aire-sur-l’Adour - Samedi dernier, vers 5 heures du soir, le nommé Renaud Olivier, âgé de 58 ans, commissaire à Aire, s’était rendu sur les bords de l’Adour pour se baigner. Renaud se déshabilla et se mit à l’eau. Après avoir nagé quelques instants, il disparut tout à coup et ne reparut plus à la surface.

Le jeune Sempé, charpentier, qui se trouvait présent, se mit à appeler au secours, et les nommés Saint-Guilhem, peintre, et Martin, teinturier, accoururent aussitôt. Après une demi-heure de recherches, ils ont retrouvé et retiré de l’eau le corps de Renaud, qui ne donnait plus signe de vie.

 

29 juin 1884.

Aire-sur-l’Adour - Une petite fille de 11 ans, la nommée Marie Brethes, s’est noyée le 26 courant dans l’Adour, en aval du quartier Jaunette, à Aire, vers 7 heures et demie du soir.

 

28 novembre 1883 - Acte de courage.

Aire-sur-l’Adour – Le sieur Julien Courtade, tailleur d’habits à Aire-sur-l’Adour, a sauvé, au péril de sa vie, une petite fille âgée de 8 ans, Irma Rouffet, qui était sur le point de se noyer dans le canal de l’usine Lajard.

 

12 octobre 1883 - Acte de courage.

Aire-sur-l’Adour - On signale au Progrès de Saint-Sever un trait de courage qui fait le plus grand honneur à son auteur, le nommé Martin, teinturier à Aire.

 

Dans la journée du 6 de ce mois, vers 2 h 30 du soir, une jeune enfant âgée de 7 ans, la nommée Clémence Vincent, tombait accidentellement dans le canal du moulin de M. Lajard. Aux cris poussés par les témoins de cet accident, la mère de la petite Clémence accourut et descendit précipitamment dans le canal pour porter secours à sa fille. Mais bientôt entraînée par un tourbillon, elle courait elle-même un grand danger, lorsque le sieur Martin, prévenu par des voisins, arriva à son tour, se jeta tout habillé dans le canal, ramena la mère sur le bord, se précipita à la nage du côté où la petite fille venait déjà de disparaître, fut assez heureux pour être entendu des usiniers à qui il criait de fermer la grande vanne où l’enfant était sur le point d’être entraînée et où il aurait pu lui-même trouver la mort, et ramena la jeune Clémence saine et sauve près de sa mère.

 

Le sieur Martin n’en était pas à son premier sauvetage.

En 1855, il réussit à sauver le nommé Jean Puyo, cordonnier à Dax, qui se noyait dans l’Adour.

En 1868, l’abbé Labarrère se baignait dans un endroit très dangereux de l’Adour, lorsqu’il fut atteint d’une attaque d’apoplexie. Martin se trouvait près de là. Averti aussitôt, il se jeta immédiatement dans l’eau, mais il ne put malheureusement ramener qu’un cadavre.

Pendant les années 1875 et 1879, on le trouva sans cesse sur tous les points où des personnes étaient en danger. Une mention honorable lui fut décernée le 14 août 1879 comme récompense de sa belle conduite.

 

De tels exemples de dévouement méritent d’être encouragés. Aussi est-il permis d’espérer que les faits relatés ci-dessus seront portés à la connaissance de l’administration et qu’on verra bientôt briller une médaille d’honneur sur la poitrine de cet homme aussi courageux que modeste.

La ville d’Aire est, du reste, riche en hommes de dévouement et de courage. Heureuses les villes qui ont dans leur sein de semblables citoyens.

Les accidents dans le canal de M. Lajard se répètent si fréquemment qu’il y aurait quelques précautions à prendre pour en prévenir le retour. Nous nous permettons d’appeler sur ce point la bienveillante attention de l’autorité municipale.

 

13 juin 1883

Tartas - Le 18 mai dernier, à Tartas, un enfant de 4 ans, revenant de l’asile, s’amusait avec une houssine à faire le simulacre de pêcher. Depuis ce moment, cet enfant a disparu et toutes les recherches pour le retrouver ont été vaines. On suppose que, sans qu’on s’en soit aperçu, il sera tombé dans la Midouze, où il se sera noyé.

 

6 février 1881

Tartas - Lundi dernier, jour de tirage au sort à Tartas, je me trouvais à la mairie, dans la salle du tirage ; tout à coup, on entend des cris : « Au secours, une personne se noie ! ».

Une forte émotion agite la salle entière : le sous-préfet et le lieutenant de gendarmerie donnent immédiatement des ordres.

L'on se dirige à la hâte du côté de la rivière qui était sortie de son lit (NDLR – La Midouze), et l'on aperçoit, en effet, le corps d'un enfant de 6 ans, nommé Raphaël Laurency, au milieu de la rivière et que le courant avait déjà porté à deux cents mètres. Plus de cent personnes le suivaient sur les bords, mais personne n'osait s'aventurer à cause de la hauteur des eaux et de la force du courant, et l'enfant était sur le point de disparaître.

 

N'écoutant que son courage, un gendarme quitte ses armes, sa tunique, et saute en plein dans la rivière. Il est assez heureux pour saisir l'enfant par le pied gauche ; il l'attire à lui et, le plaçant sous son bras, il le porte sur la berge où plus de deux cents personnes attendaient son arrivée avec une terrible anxiété.

 

Les premiers soins lui furent donnés par M. Tartas, docteur en médecine, membre du Conseil général, maire de Rion, assisté d'un de ses confrères, le docteur Pouey de Tartas ; au bout d'un quart d'heure, l'enfant donna signe de vie ; les médecins déclarèrent qu'il était sauvé, et, en effet, aujourd'hui, il est entièrement rétabli.

Inutile de vous dire que le gendarme Bougnères a été chaleureusement félicité par M. le sous-préfet, le lieutenant de gendarmerie, et M. Deyris, maire de Tartas ; la population entière lui a fait une ovation.

On nous apprend, au dernier moment, que M. le sous-préfet va signaler l’admirable conduite de Bougnères au ministère de l'Intérieur. Nous pensons que le ministre récompensera d'une façon éclatante cet acte de courage, et quelle que soit la récompense accordée, nous sommes tous là pour dire hautement qu'elle a été gagnée honorablement.

 

17 avril 1881 - Médaille d'honneur.

Tartas - Sur un rapport présenté par le ministre de l’Intérieur et des Cultes, et approuvé le 6 avril 1881 par le Président de la République, une médaille d'honneur en argent, de deuxième classe, a été décernée à M. Jean Bougnères, gendarme à cheval de la brigade de Tartas, pour avoir, le 31 janvier dernier, opéré le sauvetage d'un enfant sur le point de périr dans les eaux grossies de la Midouze.

 

4 août 1880 

Saint-Yaguen.

Le 26 juillet dernier, un malheureux évènement a attristé la population de Saint-Yaguen, deux jeunes enfants, les nommés Batby (Jean Baptiste), âgé de 12 ans, et Duviola (Lucien), âgé de 7 ans, se sont noyés en voulant se baigner dans une mare.

 

18 juillet 1880

Mont-de-Marsan – Noyé.

Hier soir, vers 7 heures, le nommé Dumas Jean, jardinier à la "Capère", route de Villeneuve, voulut se baigner au bassin de la Hiroire, chez M. Gobert. Mais il ne savait pas nager et le bassin à deux mètres de profondeur ; le malheureux jeune homme s'est noyé avant que son frère, qui se baignait avec lui, ait pu le retrouver au fond de l'eau. Quand M. le Dr Gobert père lui a prodigué ses soins, il n'était plus temps ; l'asphyxie était complète.

Dumas, qui s'était marié en rentrant du service militaire où il était sergent au 28ème chasseurs à pied, laisse sa jeune femme enceinte et emporte les regrets de sa famille et de tous ceux qui le connaissaient.

 

23 avril 1880 - Mort par accident

Uchacq - Lundi 12 avril, le sieur Carpente Paul, âgé de 25 ans, laboureur à Uchacq, a été trouvé noyé dans un fossé qui n'était guère profond de plus de 15 centimètres. Mais on s'expliquera l'accident quand on saura que ce jeune homme, presque idiot, était atteint de paralysie depuis l'âge de 10 ans. On suppose que c'est en voulant boire dans le fossé qu'il y sera tombé.

 

Mars 1880

Uchacq - Mort accidentelle.

Mercredi dernier, à Uchacq, Marie Deyts, veuve Mouchez, âgée de 65 ans, s'est noyée dans une mare en voulant y puiser de l'eau. Depuis deux ans environ, elle était atteinte d'une paralysie du côté droit qui avait oblitéré son intelligence et qui nécessitait, de la part de la famille, les soins les plus assidus. Quand on s'est aperçu de l'accident, elle était gisante dans l'eau, la face contre terre ; M. le Dr Darasse, qui a examiné le cadavre, a déclaré que la mort était le résultat d'un simple accident.

 

5 novembre 1879 - Mort accidentelle

Carcares-Ste-Croix - Le 30 octobre dernier, le nommé Arnaud Bats, âgé de 74 ans, métayer à Carcarés-Sainte-Croix, a été trouvé noyé dans une mare située près de la maison d’habitation.

De l’examen du cadavre, qui a été fait par M. Pouey, docteur en médecine, il résulte que Bats a succombé à une congestion cérébrale. Près de lui se trouvait une casserole munie d’un long manche ; c’est sans doute en voulant la remplir que la première atteinte du mal l’aura précipité dans l’eau, et il aura été impuissant pour se relever ou pour appeler au secours.

 

22 juin 1879 

Villeneuve - Encore un enfant victime du défaut de surveillance de ses parents.

Marie Lespine, journalière à Villeneuve, était occupée à faner dans un pré appartenant à M. Manciet. Elle avait amené avec elle son enfant, âgé de 3 ans, pour le surveiller, mais elle le perdit de vue quelques instants, et cela suffit pour que le pauvre petit tombât dans un lavoir qui se trouvait près de là. Quand on s’aperçut de l’accident, il était irréparable, l’enfant avait cessé de vivre, la mère, comme on pense, était littéralement désolée.

 

25 juin 1879 – Noyé par imprudence

Arouille - Mercredi dernier, Jean Pandé, domestique chez M. Jean Chollet, meunier au moulin d’Arengosse, commune d’Arouille, tua d’un coup de fusil une poule d’eau qui tomba dans les eaux de l’étang. Comme il se disposait à prendre un pétrin pour s’en servir en guise d’embarcation pour aller chercher son gibier, M. Chollet, son maître, commença à le plaisanter, puis il lui dit sérieusement que le pétrin pourrait chavirer, que la profondeur de l’étang était d’au moins deux mètres, que le fond en était vaseux et qu’il y avait danger à s’exposer ainsi ; enfin, comme il savait nager, il résolut d’aller lui-même chercher ce gibier à la nage.

 

À cet effet, M. Chollet se déshabilla, ne gardant que son pantalon, et s’élança dans l’étang. Mais, parvenu à quarante mètres du bord, Pandé le vit se débattre et disparaître aussitôt. Le domestique courut, tout affolé, prévenir la femme de son maître, et tous deux appelèrent au secours. Mais, quand les secours arrivèrent, il s’était écoulé plus d’une demi-heure, et d’ailleurs on ne put retirer le malheureux de l’eau, faute de moyens de sauvetage.

 

Deux gendarmes de Saint-Justin, informés de l’accident, accoururent, mais comme il n’y avait plus d’espoir, ils empêchèrent les personnes présentes de s’exposer inutilement et envoyèrent chercher à Saint-Justin une embarcation au moyen de laquelle on put repêcher le cadavre, à 50 mètres environ de la berge, après 5 heures de séjour dans l’eau.

 

11 avril 1879  

Mugron – Double sauvetage de la noyade.

Le 31 mars dernier, le nommé Jean Dupouy, batelier, domicilié à Audon, opérait un double sauvetage dans l’Adour, près du pont de Mugron, où il fait le service du bac. Voici les détails que nous envoie à ce sujet notre correspondant de Mugron.

 

Un jeune garçon de 15 ans, nommé François Despérez, ayant eu l’idée de faire une promenade sur l’eau, Pierre Saugnac dit Rey - pêcheur de son état - le prit dans son bateau. Ils venaient de s’engager sous une arche du pont quand, tout à coup, le bateau heurta des deux bouts contre deux poteaux et se trouva ainsi placé en travers ; le courant, qui est très fort en cet endroit, fit chavirer l’embarcation, assez frêle du reste, et tous deux tombèrent à l’eau.

 

Le jeune Despérez, qui ne sait pas nager, essaya bien un moment de se soutenir sur l’eau en faisant aller les pieds et les mains, mais il ne tarda pas à s’enfoncer dans le fleuve, profond à cet endroit d’au moins cinq mètres ; il allait infailliblement périr si l’on ne venait pas à son secours. Quant à Saugnac, qui sait médiocrement nager mais dont l’âge, d’ailleurs, a quelque peu diminué la vigueur, le courant l’emportait avec rapidité et il faiblissait à vue d’œil.

 

À ce moment, Jean Dupoy, qui venait de passer du monde sur la rive gauche, se transporta d’abord au secours de Despérez et put l’atteindre après avoir fait environ cinquante mètres, au moment où il venait de disparaître pour la quatrième fois ; il le prit par les cheveux et les épaules et le déposa dans son bateau, où il reprit bientôt connaissance. Sans perdre une minute, le passeur alla au secours de Saugnac, que le courant avait emporté à soixante mètres du pont, le saisit avec la même adresse et le mit également dans son bateau. M. Laborde, médecin de Mugron, put bientôt prodiguer ses soins à Despérez et Saugnac, qui, comme on pense bien, ne marchandèrent pas leur reconnaissance à leur sauveur.

Nous nous permettons, à notre tour, d’adresser nos plus sincères félicitations au brave et intelligent passeur.

 

27 février 1878

Campet - Hier, le cadavre du nommé Minvielle, qui avait disparu de Mont-de-Marsan depuis le 30 janvier dernier, a été retrouvé dans la Midouze, sur la commune de Campet.

 

Noyé dans la Midouze - 24 février 1878, par-devant Thébes Louis, maire de Campet-et-Lamolère,, sont comparus les sieurs Lacomme Jean, âgé de 33 ans, et Pérez Bernard, âgé de 62 ans, laboureurs domiciliés en ce lieu. Lesquels nous ont déclaré qu’un individu inconnu a été trouvé mort dans la Midouze ; nous étant transporté sur les lieux, nous avons constaté que cet individu, du sexe masculin, portait deux pantalons, celui de dessous en laine marron, et celui du dessus en toile bleue, un caleçon en coton blanc, deux chemises bleues rayées de blanc, un ceinturon en laine bleue et une paire de bottines en cuir.

Le sieur Moncouqut Jean, maçon à Mont de Marsan, étant survenu, a déclaré reconnaître le décédé ; il reconnaît Minvielle Pierre, ouvrier cordonnier, né à Buanes, canton d’Aire, âgé de 25 ans, domicilié à Mont-de-Marsan, qui avait disparu de chez lui où il avait demandé asile pour une nuit, le 31 janvier, à cinq heures du matin. De quoi avons dressé acte en présence des déclarants.

 

5 janvier 1877

Rion des landes - Mardi 2 janvier à huit heures du matin, on a retrouvé dans un fossé de la plantation le corps du nommé Aristide Darricau, né à Rion, apprenti boulanger à Dax, qui avait disparu depuis le 23 décembre dernier.

Darricau soignait le cheval de son patron. L’animal, trouvant la porte de l’écurie ouverte, s’échappa et regagna la Plantation. Darricau se munit aussitôt d’une bride et se mit à sa poursuite. On présume que le malheureux, cherchant à attraper le cheval au milieu de la plantation déjà inondée, sera tombé dans le fossé où on vient de le retrouver. Il était debout contre une haie, les bras cramponnés aux broussailles. Il est donc probable qu’il se sera senti lentement mourir, submergé petit à petit par l’eau boueuse du fossé. Le malheureux Darricau était orphelin, il n’était âgé que de 17 ans.

 

3 février 1875

Bégaar - Le 18 courant, à une heure du soir, le sieur Ducasse Gaston, âgé de 22 ans, domestique chez le sieur Ducasse Jean, au lieu de Chambarde, commune de Bégaar, s’est noyé dans la Midouze en voulant la traverser, au lieu-dit « Gourdit », monté dans un tombereau que traînait une paire de bœufs, et qui a basculé au milieu de la rivière. Le cadavre n’est pas encore retrouvé au moment où l’on nous fait parvenir cette nouvelle.

 

28 octobre 1874

Saint-Sever - Un drame terrible se déroulait mercredi dernier, vers midi, ses émouvantes péripéties sur les bords de l’Adour, à 500 mètres de la digue qui barre le fleuve.

Le nommé Raymond Plantier, âgé de 49 ans, métayer à Pouchiou, quartier d’Augreilh, accompagné de son fils, d’un jeune domestique et d’une servante, venait charger du sable. Arrivé sur le bord du fleuve, qu’il devait traverser, il engagea son fils à monter sur la tête des bœufs, pour conduire l’attelage, pendant que lui et les domestiques resteraient dans la charrette.

Mais le jeune homme, effrayé par la rapidité du courant des eaux grossies, refusa ainsi que le jeune domestique et la servante, prétextant un danger malheureusement trop réel.

Le père, invectivant son monde, partit seul et prit lui-même place sur la tête de l’attelage qu’il lança dans le courant. Vers le milieu du fleuve, les bœufs, inquiets sans doute, secouèrent leurs têtes et le malheureux bouvier fut précipité dans l’eau et probablement meurtri sous les pieds des animaux et sous les roues du char, car il ne reparut pas. À deux cents mètres environ du lieu de l’accident, on aperçut un instant un bras tenant encore l’aiguillon, et ce fut tout.

Malgré l’activité des recherches, le corps n’a pas été retrouvé.

 

4 novembre 1874

Saint-Sever - Le corps du malheureux bouvier qui s’est noyé le 21 octobre en essayant de traverser l’Adour avec son attelage a été retrouvé mardi soir dans un endroit assez rapproché du lieu où il avait disparu.

 

14 avril 1872

Rion-des-Landes - Une bien triste nouvelle nous arrive de Rion. Une petite fille de 6 ans, Marie Dupou, s'est noyée dans un puits qui se trouve à peu près à quelques mètres de distance de la maison.

Cette enfant se trouvait seule à la maison avec sa belle-sœur. Cette dernière, occupée à allaiter son enfant, n'a pas remarqué l'absence de Marie, qui avait l'habitude d'aller seule chez les voisins. Ce n'est que vers X heures du soir, lorsqu'elle est allée puiser de l'eau, qu'elle a aperçu le cadavre de l'enfant flottant à la surface de l'eau. Ce puits est fermé de tous côtés ; on suppose que l'enfant aura penché le haut du corps vers le vide et, ayant perdu l'équilibre, elle sera tombée dans le puits, où elle a trouvé la mort.

L'honorable M. Tartas, maire et docteur en médecine, après avoir reconnu que la mort était accidentelle, a ordonné l'inhumation du cadavre après les délais voulus par la loi.

Quelle responsabilité encourent les parents qui laissent les enfants sans surveillance ! Ils ne laisseraient pas leurs bêtes rôder seules de crainte d'un accident ; mais quant à leurs propres enfants, ils n'y font pas tant d'attention, triste, triste !

 

18 février 1872

Hontanx - Le sieur Jean Dumarh, âgé de 86 ans, domicilié à Hontanx, a été trouvé noyé dans un fossé éloigné de quelques mètres de son domicile. Le malheureux Dumarh était sorti de chez lui avec un seau pour puiser de l'eau ; mais, affaibli par la maladie et par son grand âge, il a été entraîné par le poids du seau et précipité dans le fossé. Quand on l'a aperçu, le corps était étendu dans l'eau, la face contre terre, mais pas la moindre trace de violence. Cette mort tragique a vivement impressionné les habitants de Hontanx.

 

1er mars 1872 - On nous annonce, et nous le publions sous toute réserve, que le corps de notre concitoyen, dont la disparition inconcevable tient en émoi les fidèles depuis plusieurs semaines, vient d'être trouvé hier dans les eaux de l'Adour, près de Souprosse.

 

20 septembre 1871

Tartas - Le cadavre d'un inconnu a été découvert sur la rive gauche de la Midouze, près de Tartas. Aucune violence ne paraissait avoir été exercée contre cet infortuné. On croit que sa mort est le résultat d'une submersion accidentelle.

 

1871

Souprosse - Le 14 de ce mois, on constatait la disparition du nommé Brethes, propriétaire et domicilié à Souprosse, âgé de 72 ans. Il était allé à Toulouzette, monté sur sa jument, et était resté à boire dans une auberge jusqu'au soir.

Le lendemain, on retrouva sa jument noyée dans l'Adour. On suppose que, en raison de l'obscurité, l'homme et la jument étaient tombés dans la rivière. Mais les recherches pour trouver le sieur Brethes furent vaines.

Ce n'est que le 15 au soir que son cadavre a été découvert au fond de l'eau. Il a été rapporté à Souprosse, où l'on a procédé à l’inhumation.

 

26 juillet 1871

Bégaar - Un enfant de 15 ans, étant allé se baigner après son repas, et étant en transpiration, dans le ruisseau le Rextion, près du Moulin-Neuf, a été pris de congestion et s'est laissé choir dans un trou. Quelques camarades qui étaient avec lui, ne sachant pas nager, n'ont pu lui porter secours.

 

 

Un grand merci à Denis Fery qui a patiemment compilé tous les faits divers des journaux des Landes et me les a gracieusement communiqués.

 

 

Sources

 

AD40 : Le Républicain Landais.

 

 

 

 

 

 
 

 
 

 

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